Le tribunal correctionnel de Lille doit rendre sa décision, ce mardi 5 mai, dans le dossier d’un jeune homme accusé d’être responsable d’un accident mortel ayant coûté la vie d’une femme de 20 ans. Ce dernier avait reconnu avoir consommé de l’alcool et du protoxyde d’azote avant de prendre le volant.
Le fléau du protoxyde d'azote revient devant la justice lilloise, appelée à trancher après un accident de la route. Ce mardi 5 mai, un homme de 22 ans est jugé devant le tribunal correctionnel de Lille pour homicide routier, à la suite d’un accident survenu quelques semaines plus tôt et ayant entraîné la mort d’une jeune femme de 20 ans.
Les faits remontent au mercredi 18 mars 2026, vers 5h45 du matin, sur la route nationale RN356, en périphérie de la métropole lilloise. Alors que le véhicule du mis en cause s’était encastré dans une semi-remorque, la femme âgée de 20 ans, assise côté passager, est décédée dans la collision.
«Une enquête de flagrance» pour homicide routier avait alors été ouverte, avait indiqué le procureur de Lille Samuel Finielz. Les investigations ont été confiées à la compagnie républicaine de sécurité (CRS) des Quatre Cantons, le nom d'un quartier de la commune de Villeneuve-d'Ascq, voisine de Lille.
Placée en garde à vue dans la foulée de sa sortie de l’hôpital, le conducteur avait «reconnu avoir consommé de l’alcool et du protoxyde d’azote», avait indiqué le procureur, précisant que des «bonbonnes de protoxyde d'azote» avaient été retrouvées dans le véhicule accidenté.
Un conducteur déjà connu de la justice
À l’issue de sa garde à vue, le mis en cause a été présenté au parquet, le vendredi 20 mars et est depuis poursuivi pour «homicide routier aggravé par deux circonstances : la consommation d’alcool et de produits stupéfiants».
Par ailleurs le jeune homme avait déjà été condamné par le passé pour des faits similaires. En état de récidive légale, le conducteur encourt une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison, soit le double de la peine maximale prévue pour ce délit.
Cette affaire intervient dans un contexte de préoccupation croissante autour du protoxyde d’azote au volant. Selon des chiffres de la Fondation VINCI Autoroutes publiés en octobre 2025, 10 % des jeunes de 16 à 24 ans considèrent que la consommation de protoxyde d'azote au volant, surnommé «gaz hilarant» n'est pas dangereuse.
Face à ces nombreux incidents, la Commission européenne a par ailleurs proposé en mars dernier d’interdire la vente au grand public des grandes bonbonnes de protoxyde d’azote, dès le 1er février 2027.