Aller au contenu principal
Toute l’actu en direct 24h/24
Avec notre application gratuite
Installer
En Direct
En direct
A suivre

Le jugement de Christophe Ellul pour l’homicide involontaire d'Elisa Pilarski tuée par son chien rendu ce jeudi

Quatre ans de prison avec sursis ont été requis contre Christophe Ellul. [Francois LO PRESTI / AFP]

Le jugement de Christophe Ellul, propriétaire de l'American Pitbull Terrier qui a tué sa compagne en 2019 lors d'une balade en forêt dans l'Aisne, sera rendu ce jeudi 11 juin.

Une attaque mortelle qui avait choqué la France en 2019. Elisa Pilarski, une Béarnaise de 29 ans, enceinte de six mois, promenait le pitbull de son compagnon lorsqu'elle a violemment été attaquée par l'animal lors d'une balade en forêt dans l'Aisne. Quatre ans de prison avec sursis ont été requis contre son partenaire Christophe Ellul. La décision du procès sera ordonnée ce jeudi 11 juin, à partir de 14h.

Christophe Ellul, 51 ans, était jugé pour homicide involontaire sur Elisa Pilarski, dont il avait découvert le corps couvert de morsures canines le 16 novembre 2019. Il est également accusé d'avoir dressé «son chien au mordant». 

Aujourd'hui âgé de 8 ans, l'animal vit en chenil depuis le drame, dans un box de 4 mètres carrés avec accès à une courette à peine plus grande. L'enquête a établi qu'il s'agissait d'un American Pitbull Terrier importé illégalement en France, car non déclaré aux autorités.

La procureure a estimé qu'il «aurait fallu (l'euthanasier) avant» plutôt que de le laisser en chenil. L'association de protection animale «Les amis de Sam», partie civile, s'est proposée pour l'accueillir et lui éviter l'euthanasie. Elle estime qu'il pourrait être rééduqué et cesser d'être dangereux. 

Christophe Ellul a «énormément souffert» 

La procureure n'a en revanche «pas la certitude» que la possession d'un American Pitbull Terrier soit interdite en France, la législation étant floue concernant ce type de chiens. En adoptant Curtis puis en l'entraînant ainsi, «vous avez importé une arme et vous l'avez chambrée», a souligné la procureure lors de ses réquisitions. Mais «je ne pense pas que vous étiez conscient de maltraiter Curtis et de le dresser de manière dangereuse», avait-elle ajouté. 

Elle a en conséquence demandé d'écarter les circonstances aggravantes et de «prendre en compte l'ancienneté des faits», l'absence de casier judiciaire de Christophe Ellul, le fait qu'il soit «inséré socialement» et qu'il ait lui-même «énormément» souffert du décès d'Elisa Pilarski. 

Christophe Ellul avait, dès le début, défendu la thèse d'une possible implication d'une meute de chiens chassant à courre dans la zone, bien que diverses analyses au fil de l'instruction, notamment ADN, ont confirmé l'unique implication de son chien dans le drame.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Dernières actualités