FIFA : pression sur Joseph Blatter

Walter de Gregorio, porte-parole de la FIFA, arrive à la conférence de presse le 27 mai à Zurich.[FABRICE COFFRINI / AFP]

Alors que la Fifa est au cœur d'un scandale inouï, la pression est maximale sur Joseph Blatter, 79 ans, président depuis 1998 et candidat à un cinquième mandat vendredi, vilipendé par la presse mondiale, surveillé de près par ses sponsors, tandis que le scrutin est contesté par l'UEFA.  

 

Mercredi, la Fifa a été ébranlée par l'arrestation à Zurich de sept de ses responsables soupçonnés de corruption. Son président, Joseph Blatter, annoncé puis finalement absent à l'ouverture du congrès médical de la Fifa, doit faire face à "des turbulences", a expliqué le directeur médical de l'instance mondiale.

"Le président Blatter s'excuse de ne pas être présent, en raison des turbulences que vous avez probablement suivies dans les médias", a déclaré le professeur suisse Jiri Dvorak, directeur médical de la Fifa, à l'ouverture de la 2ème journée du congrès médical de la Fifa à Zurich. "Il doit assumer ses responsabilités dans la gestion de la situation et c'est sans doute plus important", a ajouté M. Dvorak.

 

Report de l'élection ?

Michel Platini, président de l'UEFA, répète depuis un an que la Fifa a besoin "d'air frais", reprochant à Blatter de s'accrocher au pouvoir par "peur du vide". Sa Confédération européenne, écœurée par l'image de l'instance suprême avec ses démêlés judiciaires, à sorti la grosse artillerie mercredi soir, demandant le report du Congrès et de l'élection présidentielle (cérémonie d'ouverture jeudi soir, travaux et scrutin vendredi), craignant dans le cas contraire une gigantesque "farce".

Le milieu politique s'en mêle aussi. Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a plaidé jeudi sur la radio France Inter pour un report de l'élection de vendredi. Pour l'heure, le Congrès et l'élection présidentielle sont toujours prévus.

 

Les sponsors inquiets 

La pression commence aussi à se faire sentir sur le porte-monnaie de la Fifa. Plusieurs entreprises multinationales, dont Nike, Adidas et Coca-Cola, associées au sponsoring de la Coupe du monde de foot ont exhorté dès mercredi la Fifa à faire le ménage en son sein après l'inculpation de plusieurs de ses dirigeants pour corruption.

Les cartes de crédit Visa, partenaire le plus virulent, sont allées jusqu'à menacer de se désengager. Faute de changements, "nous avons informé (la Fifa) que nous réévaluerions notre parrainage", a fait valoir Visa dans un communiqué, évoquant ses "profondes déception et inquiétude".

 

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