Recueillement au camp de concentration du Struthof

Le camp de concentration du Struthof en Alsace[Patrick Hertzog / AFP/Archives]

François Hollande était dimanche 26 avril au camp de concentration du Struthof en Alsace, en compagnie des principaux responsables de l'Union européenne, pour la Journée du souvenir de la déportation.

 

De la barbarie nazie à l’Union européenne. Le symbole est fort: dimanche 26 avril, les principaux responsables de l’UE étaient réunis autour de François Hollande au camp de concentration du Struthof, en Alsace, à l’occasion de la Journée du souvenir de la Déportation.

C’est la première fois qu’un président de la République se rend dans ce camp, le seul installé par les nazis sur le territoire français, et qui abrite à présent le Centre européen du résistant déporté.

 

Ne "rien oublier"

Deux représentants d’anciens pays du bloc de l’Est étaient présents: le Polonais Donald Tusk, qui préside le Conseil européen, et la Première ministre de la Lettonie, qui assure la présidence tournante de l’Union, Laimdota Straujuma. Une première pour une commémoration de ce type.

Dans un discours bref, François Hollande a condamné "un crime atroce", "qui a été le fait d’Européens", exhortant à ne "rien oublier". Le Président a également mis en garde contre la persistance du racisme, soulignant que "la connaissance de l’histoire ne nous préserve pas du pire".

 

Près de 22 000 morts

Premier camp découvert par les Alliés à l’Ouest, le Struthof fut également l’un des plus meurtriers. Environ 52 000 personnes y furent déportées. Essentiellement des prisonniers politiques et des Résistants, mais également des Juifs, des homosexuels et des Tziganes.

Près de 22 000 y périrent. Réduits en esclavage, ils mouraient d’épuisement dans les carrières de granit et les usines d’armements. Le camp abritait également une chambre à gaz, utilisée pour expérimenter des armes chimiques sur les prisonniers, et où furent assassinés 86 Juifs.

 

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