Assaut à Saint-Denis : une femme kamikaze s'est fait sauter

Le parquet de Paris a confirmé la mort de la kamikaze. [KENZO TRIBOUILLARD / AFP]

Une femme, dont l’identité n'a pas été révélée, figure parmi les deux forcenés morts lors de l’opération antiterroriste menée mercredi matin à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Un acte sans précédent en France.

Elle est morte après avoir actionné sa ceinture explosive au cours du premier assaut donné par les forces de polices mercredi aux alentours de 4h20. Le parquet de Paris a confirmé son décès. «Elle a activé son gilet explosif au début de l'assaut», a expliqué le parquet. C'est la première fois en France qu'une femme meurt en martyr au nom d'une idéologie.

Si lors de l'assaut de Saint-Denis, l'explosion n'a occasionné la mort de personne hormis celle de la forcenée, les femmes kamikazes sont régulièrement utilisées par différentes organisations islamistes pour perpétrer des attaques à travers le monde. Le 24 janvier 2011, une femme faisait ainsi parti du commando responsable de l'attentat de l'aéroport de Domodedovo ayant coûté la vie à 36 personnes. Il avait été revendiqué par l'Emirat du Caucase, organisation salafiste pronant notamment la charia.

De nombreux spécialistes de l'islam radical s'accordent à dire qu'une majorité des femmes mourant en martyr, entendent venger la mort de leur mari, leur frère ou leur père morts en combattant. On les appelle les «veuves noires». Elles représenteraient un tiers des kamikazes tchétchènes.

 

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