Ajaccio : nouvelle manifestation sous tension aux Jardins de l’Empereur

Ces manifestations visent à dénoncer les agressions dont ont été victimes deux pompiers puis un policier. [AFP / Yannick Graziani].

Une centaine de manifestants se sont rendus samedi après-midi dans le quartier des Jardins de l’Empereur à Ajaccio, scandant "on est toujours là", au lendemain du saccage d'une salle de prière musulmane en marge d'une première manifestation.

Un dispositif conséquent de gendarmes mobiles et CRS est en faction dans le quartier. Les portes vitrées de trois halls d'entrée ont été brisées à coup de pierre par un seul manifestant, ont constaté des journalistes présents sur place.

Ces manifestations visent à dénoncer les agressions dont ont été victimes deux pompiers puis un policier : dans la nuit de jeudi à vendredi, les services de secours qui intervenaient sur un incendie dans le quartier des Jardins de l’Empereur avaient été pris à partie par des jeunes encagoulés, avait indiqué la préfecture.

Selon la même source, quelques heures avant ces incidents, les forces de l'ordre et les services municipaux avaient procédé à l'enlèvement préventif de "400 palettes de bois, une tonne de pneumatiques et un engin incendiaire", qui auraient pu servir à alimenter des incendies lors de la nuit de Noël.

Vendredi, une première manifestation pacifique de soutien aux pompiers et au policier a rassemblé quelque 600 personnes devant la préfecture d'Ajaccio mais, en fin de journée, environ 300 d'entre elles ont rejoint le quartier des Jardins de l'Empereur.

Ces manifestants ont d'abord affirmé vouloir retrouver les auteurs de l'agression de la veille, scandant pour certains "Arabi fora (les Arabes dehors, ndlr)!" ou "On est chez nous!".

Un petit groupe s'est ensuite détaché pour saccager une salle de prière musulmane. Les casseurs ont tenté de mettre le feu, puis n'y arrivant pas, ont cherché à brûler une cinquantaine de livres, dont des exemplaires du Coran. Un restaurant kébab a été également dégradé.

Selon un pompier présent lors de l'agression, les jeunes du quartier avaient déclaré aux secours dépêchés sur l'incendie, "Corses de merde, cassez-vous, vous n'êtes pas chez vous".

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