Saint-Etienne-du-Rouvray : Twitter se mobilise avec les hashtags #JeSuisCatholique et #JeSuisPrêtre

Les réseaux sociaux rendent hommage aux victimes de l’attentat Saint-Etienne-du-Rouvray par les hashtags #JeSuisCatholique et #JeSuisPrêtre.[MATTHIEU ALEXANDRE / AFP]

Alors qu'un prêtre a été égorgé ce mardi par deux jihadistes se revendiquant de Daesh, dans l'église de Saint-Etienne-du-Rouvray, les réseaux sociaux se sont, comme à leur habitude, fendus de hashtags en guise d'hommages.

Car le célèbre #JeSuisCharlie, publié à la suite des attentats de janvier 2015, a fait le tour du monde - ou en tout cas du monde connecté. Depuis, il a eu des petits frères : #JeSuisFlic, #JeSuisBataclan, #JeSuisBruxelles, #JeSuisNice, #JeSuisBagdad... L'expression a été déclinée sous plusieurs formes, souvent à l'annonce d'un nouvel attentat, avec un engouement plus ou moins nourri, en fonction notamment de la proximité géographique de l'attaque avec l'Hexagone.

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Ce mardi, en mémoire de l'homme d'Eglise assassiné et de la communauté catholique attaquée, ce sont les hashtags #JeSuisCatholique et #JeSuisPrêtre qui défilent sur les réseaux sociaux. C'est Johan Weisz-Myara, fondateur du site d'information StreetPress, qui sur Twitter a posté en premier le hashtag #JeSuisCatholique, sans commentaires ni fioritures. Le #JeSuisPrêtre a quant à lui été publié initialement par un certain Tony, sur le même réseau social.

Des membres du clergé ont ainsi réagi avec émotion au travers de communiqués de presse, mais également via Twitter.

De nombreux internautes, de confession catholique ou non, pratiquants ou non, se sont empressés de reprendre les hashtags, certains ajoutant parfois des citations sorties de la Bible. Dans leurs messages, la colère, la tristesse, le recueillement, le dégoût, mais également le pardon.

L'initiative n'a pourtant pas fait que des heureux. Elle a même été considérée par certains internautes comme un énième coup d'épée dans l'eau, un hashtag certes lourd de sens mais sans conséquence aucune.

Le 15 juillet, au lendemain de l'attentat au camion qui a tué 84 personnes sur la Promenade des Anglais, le hashtag #JeSuisNice naissait sur les réseaux sociaux. Un autre «JeSuis», donc. Si l'intention peut être applaudie, il sonne désormais comme un réflexe qui suit chaque attentat, un rituel qui s'opère après l'horreur. A chaque attaque, son hashtag : cela laisse un goût de déjà-vu de quelque chose que l'on n'aimerait pas revoir. Et, comme certains l'ont exprimé (le Huffington Post en premier), cela peut être «épuisant», pour le citoyen lambda, de n'avoir qu'un mot dièse pour se défendre contre la barbarie.

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