Béziers : les crottes de chiens soumises à des analyses ADN

Le but : retrouver les propriétaires qui ne ramassent pas les déjections de leurs animaux sur le trottoir.[ Johannes EISELE / AFP]

Le tribunal administratif de Montpellier a donné raison au maire de Béziers. Depuis le 11 mai 2017, l'identification ADN de certains chiens de la commune n'est plus jugée illégale.

Dans un communiqué, la mairie s'est félicitée d'un «succès judiciaire» et d'une «victoire pour Béziers et pour tous les Biterrois, mais également pour l'ensemble des communes qui ont décidé de lutter contre ce fléau des déjections canines».

C'était l'une des mesures phares de Robert Ménard depuis son élection à la tête de la ville en 2014. Elle avait été prise en conseil municipal en juin 2016.

1.500 ADN seront collectés

Le but : retrouver les propriétaires qui ne ramassent pas les déjections de leurs animaux sur le trottoir. Mais cette mesure avait été immédiatement retoquée par le préfet. La cour d'appel de Marseille avait également rejeté la délibération, estimant qu'elle était disproportionnée aux regards des objectifs suivis. 

Le maire Robert Ménard a donc proposé un nouveau projet avec un périmètre limité à 1.500 chiens sur les 9.000 que compte la commune de l'Hérault.

Les données seront collectées et détenues non pas par la mairie mais par le ministère de l'Agriculture. Et ce ne sera pas la police municipale qui constatera la contravention mais la préfecture, qui sera chargée de dresser le PV.

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