Landes : Hommage à 163 singes euthanasiés

Ces macaques étaient contaminés par le virus de «l'herpès virus B (MaHV1)» - Image d'illustration. [Tarko SUDIARNO / AFP]

Une soixantaine de personnes se sont rassemblées dimanche près de la Pinède des singes à Labenne (Landes) pour protester contre l'euthanasie le 19 mai de 163 macaques de Java.

«On manifeste parce qu'ils ont été euthanasiés sans que personne ne soit prévenu. On demande plus d'éclaircissement à l'ex-directeur et à la préfecture», a déclaré à l'AFP Carole Saldain, présidente du collectif EHBAC (Euskal Herria Bayonne Anti Corrida). Les singes étaient en grande majorité porteurs d'un virus potentiellement mortel pour l'homme.

D'autres solutions pouvaient être envisagées, selon les associations locales de protection des animaux Animal Cross, Venus et EHBAC qui ont participé à cette marche. «Le parc animalier du zoo de Labenne, qui a soigné les singes retrouvés dans un piteux état, pouvait les garder le temps de trouver une solution», a précisé Mme Saldain.

Selon les témoignages recueillis auprès des soigneurs, «les singes étaient dans un piteux état, l'ex-directeur n'a pas fait grand-chose. Ils n'auraient jamais dû être là. Ces macaques ont besoin de chaleur et au Pays basque l'hiver, c'est catastrophique», a-t-elle souligné.

Par groupe de 20 personnes, les défenseurs de la cause animale et habitants de la région se sont recueillis devant l'entrée de la Pinède des singes et ont rendu hommage à Maïté 40 ans, Puffy 11 ans, Pumba 13 ans, ou encore Bono 3,5 ans.

Un virus mortel dans 80% des cas

La préfecture des Landes avait expliqué mi-mai, selon des analyses effectuées en janvier, qu'une «très grande majorité» de ces macaques étaient contaminés par le virus de «l'herpès virus B (MaHV1)», hautement pathogène en cas de contamination humaine, et à l'origine d'encéphalomyélite, mortelle dans 80% des cas en l'absence de traitement, et dans 20% en cas de médication antivirale.

Le parc animalier, mis en liquidation judiciaire en avril 2016, avait vu son activité suspendue en janvier de la même année. Les autorités avaient constaté de «graves dysfonctionnements». Deux macaques, potentiellement porteurs du virus, vivent encore en semi-liberté dans le parc. Ils n'étaient plus depuis deux ans en contact direct avec leurs congénères détenus en volières. Lors du rassemblement dimanche, les associations locales ont demandé au préfet des Landes de sauver ces deux singes.

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