Irma : le coût des dégâts dépassera les 200 millions d'euros aux Antilles françaises

Sur l'île de Saint-Martin, le 7 septembre 2017, après le passage de l'ouragan Irma [Lionel CHAMOISEAU / AFP/Archives] Le gouvernement a annoncé que la déclaration de catastrophe naturelle dans les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy serait signée ce vendredi.[Lionel CHAMOISEAU / AFP/Archives]

Le coût des dégâts provoqués par l'ouragan Irma aux Antilles françaises devrait être «bien supérieur» à 200 millions d'euros, a estimé vendredi le patron de la Caisse Centrale de Réassurance (CCR), réassureur public spécialisé dans les catastrophes naturelles.

Concernant l'indemnisation, les victimes de l'ouragan peuvent espérer une réparation des dommages «dans les deux, trois mois» dans le cadre d'une procédure accélérée, a dit le directeur général de la CCR, Bertrand Labilloy, interrogé sur la chaîne CNews.

Le gouvernement a annoncé que la déclaration de catastrophe naturelle dans les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy serait signée ce vendredi.

Le coût d'une catastrophe naturelle pour «un cyclone dans le passé dans la région» s'était élevé «entre 100 millions et 200 millions d'euros», a rappelé le dirigeant de la CCR. «Sauf que là, Irma est beaucoup plus violent (...) donc il faut s'attendre à un chiffre bien supérieur au chiffre que je viens de donner», a ajouté M. Labilloy. Il est cependant «beaucoup trop tôt pour donner un quelconque chiffre précis» sur le coût du sinistre dans les Antilles françaises.

Réserves suffisantes

«Les dégâts les plus importants d'Irma sont encore à redouter notamment en Floride où il y a à peu près 100 milliards d'euros de valeur assurée, donc c'est là où on aura le coût global de l'événement», a-t-il insisté. Le patron de la CCR a assuré que l'institution disposait de «réserves suffisantes pour couvrir ce sinistre quel qu'en soit le coût».

Ancien établissement public toujours détenu à 100% par l'Etat, la Caisse centrale de réassurance propose aux assureurs des couvertures illimitées en matière de catastrophes naturelles mais aussi pour d'autres risques liés à l'intérêt général, comme le risque d'attentats et d'actes de terrorisme. Les équipes de la CCR attendent désormais l'ouverture des aéroports des îles françaises pour assister les victimes dans les procédures d'indemnisation.

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