Qui est Florence Portelli, candidate à la présidence LR ?

Définie comme un sniper par ses collègues républicains, Florence Portelli se revendique comme «la candidate des militants».   Définie comme un sniper par ses collègues républicains, Florence Portelli se revendique comme «la candidate des militants». [AFP / LOIC VENANCE]

Florence Portelli a indiqué, mercredi 11 octobre, avoir déposé ses parrainages pour concourir à l'élection du président du parti Les Républicains, qui se déroulera les 10 et 17 décembre prochain. 

A 39 ans, elle est la seule femme candidate. Maire de Taverny dans le Val-d'Oise, conseillère régionale d'Ile-de-France, elle revendique son ancrage territorial.

Mais Portelli, qui s'est engagée au RPR par admiration pour Philippe Séguin et sa rhétorique, est apparue sur la scène nationale en devenant porte-parole de François Fillon pendant la primaire de la droite l'an passé.

Sa défense de Fillon empêtré dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs est alors perçue comme maladroite : «Quand vous êtes collaborateur ou assistant parlementaire, vous pouvez même être payé à tricoter», ose-t-elle alors.

Appréciée pour son franc-parler

Pourtant, François Barouin, alors leader de la droite, lui fait confiance et la nomme porte-parole des Républicains pour les législatives. Bernard Accoyer, le secrétaire général du parti, dit d'elle :«elle est cash et elle en a».

Si, elle souffre d'un déficit de notoriété par rapport à Laurent Wauquiez, Florence Portelli assure qu'elle est au moins, n'est pas de retour.

Une allusion au slogan de campagne de l'ultra-favori. Florence Portelli, ne cesse en effet de mettre en avant dans ses différentes interventions, son travail sur le «terrain pendant les législatives».

J'ai envie que notre famille politique soit fière de ce qu'elle est. Et, pour cela, il faut qu'elle fasse un devoir d'inventaireFlorence Portelli, le 03/09/2017, dans le Grand Soir 3

Pour se construire une singularité dans cette course à la présidence, elle s'empare de l'espace culturel. Pianiste depuis ses 6 ans, Valérie Pécresse, dont elle est proche, lui a offert comme «cadeau» la présidence de l'orchestre national d'Ile-de-France.

La maire de Taverny, qui dit proposer à sa ville une large offre culturelle, répète, en souriant : «je veux qu'ils bouffent de la musique».

L'occasion de s'opposer à nouveau à Laurent Wauquiez, qui en région Rhône-Alpes coupe les subventions aux institutions culturelles. 

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