Bertrand Cantat se défend : «J’ai purgé ma peine»

Dans un message partagé sur Facebook, Bertrand Cantat invoque «son droit à la réinsertion».[XAVIER LEOTY / AFP]

Estimant avoir «payé la dette à laquelle la justice l’a condamné», Bertrand Cantat  invoque son «droit à la réinsertion» dans un message publié lundi soir sur son compte Facebook.

La polémique avait démarré en octobre, lorsque Bertrand Cantat avait fait la Une du magazine Les Inrocks, avant la sortie de son dernier album «Amor Fati». En plein scandale de l’affaire Weinstein, cette couverture mettant en valeur le chanteur, condamné pour le meurtre de sa compagne en 2004, n'était pas passée auprès d'une partie du public. «La couverture des Inrockuptibles a heurté certaines personnes, je leur demande de bien vouloir m’en excuser. Ce n’était pas mon intention», affirme le chanteur sur Facebook.

Les vives protestations de politiques, féministes ou encore anonymes sur les réseaux sociaux, se succèdent depuis le retour sur scène de Cantat, qui a débuté sa tournée le 1er mars à La Rochelle.

Bien qu'il poursuive ses concerts solo, ce dernier a décidé d'annuler sa venue dans les festivals d'été.



Dans ce message, publié lundi soir sur son compte Facebook, Bertrand Cantat «renouvelle (sa) compassion la plus sincère, profonde et totale à la famille et aux proches de Marie».

«J’ai payé la dette à laquelle la justice m’a condamné. J’ai purgé ma peine. Je n’ai pas bénéficié de privilèges. Je souhaite aujourd’hui, au même titre que n’importe quel citoyen, le droit à la réinsertion. Le droit d’exercer mon métier», écrit le chanteur.

La famille Trintignant réagit

Mais pour Nadine Trintignant, la mère de Marie Trintignant, interviewée dans l’émission «Stupéfiant» sur France 2, le retour de Cantat est impossible «parce qu’il a tué ! Tout simplement». «S’il veut se réaliser en tant qu’artiste, il peut écrire pour des chanteurs qui eux n’ont pas tué. Il va se faire applaudir après avoir tué ? Est-ce que ça a déjà existé ? Moi j’ai cherché. Je suis remontée jusqu’au Moyen-Âge. J’ai cherché si un tueur était venu sur une scène pour se faire applaudir. Ça n’a pas existé».

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