La réponse du chômeur conseillé par Macron : «Venez avec moi chercher du travail»

Le président avait conseillé au jeune homme de 25 ans de se tourner vers un secteur qui recrute davantage. [Bertrand GUAY / AFP]

Samedi dernier, Jonathan Jahan, jeune chômeur qui cherche du travail dans l'horticulture, a interpellé Emmanuel Macron sur sa situation, dans les jardins de l'Elysée, à l'occasion des Journées du patrimoine. Il est revenu sur cet épisode difficile à digérer.

Le président avait en effet conseillé au jeune homme de 25 ans de se tourner vers un secteur qui recrute davantage. «Il y a des tas de métiers, il faut y aller ! Hôtels, cafés, restaurants, je traverse la rue et je vous en trouve», lui avait lancé, sèchement, le chef de l'Etat.

«Vous faites une rue là, vous allez à Montparnasse […] vous faites la rue avec tous les cafés et les restaurants... Franchement, je suis sûr qu'il y en a un sur deux qui recrute en ce moment. Allez-y», lui avait conseillé Emmanuel Macron. «Il n'y a pas de problème, s'il y a du boulot, qu'il m'accompagne jusqu'à Montparnasse ! Je vais faire l'essai dans la semaine, on verra par la suite», a témoigné Jonathan au micro d'Europe 1.

«Je ne m'attendais pas à le croiser au départ. J'ai pris une photo avec lui, je lui ai serré la main et puis je me suis dit : c'est le moment où jamais de lui poser la question», a raconté le jeune homme. «Mais ce qu'il a dit n'est pas normal. Je l'ai eu un peu en travers de la gorge, j'avais envie de lui dire : dans ce cas-là, venez avec moi en chercher !», a-t-il ajouté.

«Je reçois des lettres et des lettres de refus»

«J'ai déjà travaillé dans la restauration, j'ai déjà fait de la plonge», a expliqué le jeune chômeur à la radio. «Aujourd'hui, j'envoie des CV et je reçois des lettres et des lettres de refus. Je me lève le matin et je me dis : 'pourquoi je me lève à 6 heures pour aller chercher du travail alors que je sais la réponse'. Malgré tout je le fais quand même», a poursuivi Jonathan. «Je ne fais pas ça pour faire le buzz, je fais ça pour savoir ce qu'il en est par rapport à l'emploi», a-t-il assuré, avant d’ajouter : «Et je vois que ça n'avance pas…»

Malgré cet échange peu concluant avec le président, le buzz généré par l’histoire a fait réagir le président de la Fédération nationale des producteurs de l'horticulture et des pépinières (FNPHP), qui a indiqué lundi à Franceinfo avoir reçu de nombreuses offres d'emplois à son attention. «On s’est transformé en Pôle emploi ! Donc, on appelle ce jeune chômeur à se mettre en contact avec nous», a-t-il déclaré, non sans rappeler que l'horticulture restait un secteur fragile avec 5.000 emplois perdus en sept ans.

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