Paris : les «taxis volants» SeaBubbles vont enfin naviguer sur la Seine, dès le printemps prochain

Entre 10 et 20 SeaBubbles vont être déployées sur la Seine. [© Lionel BONAVENTURE / AFP]

C'était une nouvelle attendue depuis des mois, dévoilée par Alain Thébault, l'un des fondateurs des SeaBubbles. Après plusieurs contretemps, ces «taxis volants» viennent d'obtenir l'autorisation de naviguer sur la Seine, et doivent s'installer à Paris dès le printemps prochain.

«La vitesse est enfin libérée dans Paris [...] pour ceux qui cumulent absence de bruit, absence de vague, absence de rejet CO2», a ainsi annoncé ce mercredi 25 septembre Alain Thébault.

Dès le printemps prochain, une première ligne régulière sera donc créée dans la capitale, avec entre 10 et 20 SeaBubbles. Il sera alors possible d'emprunter celles-ci à trois arrêts symboliques sur la Seine, «à la limite entre Paris et Boulogne-Billancourt», «en bas du pont de l'Alma ou vers le Trocadéro» et jusqu'à «la gare de Lyon».

Dans un premier temps opérée par le groupe SeaBubbles lui-même, cette ligne sera ensuite déléguée, selon Alain Thébault, à un ou deux des opérateurs suivants : Paris City Vision, G7 Green ou Uber.

Une excellente nouvelle pour le groupe SeaBubbles, qui avait plusieurs fois annoncé l'arrivée de ces «taxis volants» à Paris, avant de se rétracter face à la complexité de faire bouger les règles de navigation fluviale, très strictes sur la Seine.

«La libération de la vitesse sur la Seine à 25 nœuds nous permettrait d'atteindre les 40 km/h», explique Alain Thébault. Or, tout l'intérêt des SeaBubbles réside dans leur capacité à se soulever au-dessus de l'eau, propulsées ainsi grâce aux deux foils, et ainsi atteindre cette fameuse vitesse de croisière qui n'engendre ni vague, ni bruit.

«Je crois qu’il y a une vraie prise de conscience collective. Sur la Seine, les règles de navigation ont été imposées pour la sécurité et la tranquillité des riverains, mais elles datent de l'époque des péniches Freycinet, qui font beaucoup de vagues», a expliqué Alain Thébault, qui se félicite que «tout le monde convienne qu'il ne faut plus suivre ces règles».

Particulièrement ambitieux, Alain Thébault parle déjà de construire des SeaBubbles en version XXL, voire des «Fly bus» à la capacité décuplée. Des projets pour lesquels Valérie Pécresse, la présidente de la région et d'Ile-de-France Mobilités, serait déjà intéressée, selon l'homme d'affaires.

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