IDF : le bilan des transports en commun franciliens en 2018

Un bilan positif par rapport à l'an passé mais des efforts restent à faire.[© Groupe RATP]

Quel bilan pour les transports franciliens ? A l'issue de l'audition annuelle des directeurs de la RATP et de la SNCF, Valérie Pécresse, directrice d'Ile-de-France Mobilités (ex-Stif), a fait le point sur l'année écoulée, sur les avancées notables, comme sur les points qui restent à améliorer.

Et le bilan 2017 est plutôt positif, en termes d'offre, de ponctualité comme de performance, avec des résultats satisfaisants pour le métro et le tram, et une nette amélioration pour le RER. Seul bémol au tableau, de plus en plus de lignes de bus, ralentis par la densification de la circulation et qui, ainsi, en deviennent moins fiables.

Deux objectifs sont à retenir à l'issue de cette réunion, selon la présidente d'Ile-de-France Mobilités : «faire le bilan de la situation des lignes et de la ponctualité» et «demander aux opérateurs des mesures immédiates pour améliorer les transports des Franciliens».

Objecitf rempli pour le métro

«En 2018, nos 14 lignes de métro ont atteint leurs objectifs de performance fixés par Ile-de-France Mobilités», s'est ainsi félicité Catherine Guillouard, PDG du groupe RATP. «Nous devons maintenir ces efforts en 2019, y compris sur la propreté et l'information voyageurs», a-t-elle ensuite affiché, comme axe d'amélioraiton et de progression.

En 2017, toutes les lignes de métro atteignent en effet l'objectif de régularité fixé à 96,5 %, à l'exception des lignes 6 et 7. A noter que la moitié des lignes sont en progression et 4 restent stables.

Des RER en amélioration

Côté RER, l'année 2018 a vu une hausse de la ponctualité mais aussi de l'offre sur le RER A, selon la RATP, qui se réjouit des conséquences bénéfiques de l'arrivée des rames à deux niveaux, ainsi que du renforcement du trafic. Ainsi, le gros point noir reste le RER B, «qui a connu des difficultés», selon Catherine Guillouard et qui doit, l'an prochain, «s'inscrire dans une nouvelle dynamique».

Un réseau de Tram efficace

Ponctuel, propre et en extérieur, le tramway a su – en quelques années – se faire une place de choix parmi les transports en commun franciliens, prêts à détrôner les bus de la petite ceinture (PC1, PC2 & PC3). «Le tramway reste en 2018 le mode préféré des Franciliens, avec une forte fréquentation de nos lignes», a soligné la PDG de la RATP. «Un bon signe» selon elle, alors que de nouvelles lignes sont en construction ou à l'étude.

Les nombreux projets en cours, avec la construction de plusieurs nouvelles lignes dans toute l'Ile-de-France, devraient en effet permettre à terme de rendre le tramway de plus en plus attractif. Dès la fin de mois du mois de novembre, le prolongement de ligne T3b devrait d'ailleurs être mis en service vers la porte d'Asnières.

Les bus en perdition

C'est une réalité bien connue des Franciliens aujourd'hui : les bus sont de moins en moins fiables. En cause ? La densification de la circulation, à laquelle ils sont fortement assujettis, et le manque d'information, avec des applications qui ne sont pas à jour. «Nos bus rencontrent en effet encore trop de problèmes pour circuler du fait de l'encombrement de leurs voies», a ainsi expliqué Catherine Guillouard, la DG de la RATP.

La mise en application des changements, décidés cette année dans le cadre de la consultation citoyenne du Grand Paris des Bus, est donc fortement attendue. «L'offre va être revue et renforcée en 2019, en Ile-de-France, il est essentiel de lever ces freins», a donc insisté Catherine Guillouard.

Pour conclure la réunion, Valérie Pécresse, à la tête d'IDF Mobilités, a fixé deux priorités «en plus de l'information voyageur et de la propreté», en souhaitant à la fois «résoudre les points noirs de trafic» et «lutter contre les retards». «Nous voulons des plans d’actions concrets et forts pour traités ces points noirs qui seront sous surveillance avec des bilans réguliers», a-t-elle conclu.

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