Calais : trois personnes mises en examen pour viols avec torture sur une femme de 18 ans

A Calais, trois personnes ont été mises en examen vendredi pour viols avec torture et actes de barbarie commis sur une jeune femme de 18 ans, séquestrée pendant deux mois. [PHILIPPE HUGUEN / AFP]

A Calais, trois personnes, deux hommes et une femme, ont été placés en garde à vue puis mis en examen vendredi pour viols avec torture et actes de barbarie commis sur une jeune femme de 18 ans, séquestrée pendant deux mois.

Début octobre, cette jeune fille de 18 ans, issue d'un milieu modeste, se dispute avec son père qui l'héberge à Dunkerque. Elle prend la route de Calais, à une trentaine de kilomètres à l'ouest, et est accueillie par des connaissances, deux frères âgés de 19 et 22 ans et l'épouse du cadet, 37 ans, dans un quartier populaire de la ville.

Rapidement, la femme, «par jalousie», craint que «cette jeune fille, qui a quasiment le même âge que son conjoint, ne le séduise», a expliqué à l'AFP le procureur de la République à Boulogne-sur-Mer, Pascal Marconville, confirmant une information de "La Voix du Nord».

Les premières humiliations débutent, puis des viols «auxquels la femme a aussi participé», d'après la même source. 

Sous l'emprise totale du trio - qui a reconnu les faits - et ne connaissant personne à Calais, la jeune fille, en dépit de la maltraitance subie, "revenait invariablement au domicile des intéressés" dans cette maison mitoyenne d'un étage, typique du Nord.

Parmi les sévices endurés, elle devait manger les excréments du chat, boire de l'urine ou ingurgiter des mégots de cigarettes trouvés dans la rue.

Certains voisins ont bien vu cette adolescente dans la rue mais elle n'a pas répondu aux tentatives de secours, d'après le parquet. 

En outre, le trio a demandé une rançon au père de la victime, qui a déposé plainte au commissariat. De manière quasi concomitante, la jeune fille est finalement parvenue à se sauver par une fenêtre et à gagner une pharmacie. C'est le pharmacien qui a ensuite appelé les secours.

«On a très vite identifié l'intéressée et son père même si elle avait du mal à s'exprimer car elle était dans un état catastrophique», a dit M. Marconville.

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