Le parcours de Fabien Clain, le jihadiste français tué en Syrie

Les attentats de Paris en novembre 2015 avaient été revendiqués par Daesh notamment à travers par un message audio lu par Fabien Clain. Ce jihadiste français a été tué mercredi 20 février en Syrie dans un bombardement de la coalition internationale. 

Fabien Clain avait connu des proches de Mohammed Merah à Toulouse, et avait aussi des attaches en Normandie.

D'origine réunionnaise, Fabien Clain était rapidement devenu le mentor de plusieurs jihadistes. Converti à l'islam dans les années 90, il semble s'être radicalisé avec son frère Jean-Michel dans la première moitié des années 2000. Il appartient à l'époque à un groupe de jeunes salafistes radicaux qui fréquentent la salle de prières de Bellefontaine à Toulouse jusqu'en 2005.

Des relations avec les frères Merah

Le groupe se retrouve plus tard à Artigat, un petit village de l'Ariège, autour d'Olivier Corel, un homme d'origine syrienne surnommé l'«Émir blanc». Fabien Clain, alias «frère Omar», exerce là un ascendant certain sur les autres, parmi lesquels deux frères, Abdelkader et Mohammed Merah, et un de leurs intimes, Sabri Essid.

Le 12 décembre 2006, Essid et un autre jihadiste sont interceptés en Syrie avant d'être remis à la justice. Le trio est condamné en 2009 et à cette occasion Fabien Clain est présenté comme un «organisateur». Il écope de cinq ans de prison ferme. Au moment des fusillades de Toulouse et de Montauban perpertrées par Mohammed Merah, il est en prison et il se désolidarise publiquement des actes de son ancien ami.

Son retour à Alençon en 2012

A sa libération à l'été 2012, il ne retourne pas à Toulouse mais en Normandie, à Alençon, où il a passé une partie de sa jeunesse, jusqu'au lycée selon sa page Copains d'Avant. Il y a rencontré sa femme Mylène, 35 ans, également convertie, avec laquelle il a eu trois enfants.

Après les attentats de Paris, il avait encore sur place un appartement et son nom est toujours sur sa boîte aux lettres. Des «jeunes» d’Alençon avaient confié à l'AFP qu’ils n'avait plus été vu depuis le printemps dernier. A l’époque, il semblait effectuer bon nombre d'allers et retours. Fabien Clain était réapparu sur les radars des enquêteurs français dans l'enquête sur le projet avorté d'attaque d'une église à Villejuif.

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