75 ans du débarquement : Jour-J pour le souvenir

Plusieurs cérémonies doivent se dérouler jeudi, en présence de très nombreux dirigeants, rassemblés pour rendre hommage à ceux qui ont libéré le pays.

C’était il y a soixante-quinze ans, au petit matin du 6 juin 1944. Lorsqu’une nuée de barges militaires a recouvert la Manche, pour déverser sur les plages de Normandie des dizaines de milliers de soldats venus des quatre coins du globe, pour libérer la France. Un tournant de la Seconde guerre mondiale, célébré tout au long de la journée, à travers une série d’hommages rappelant l’acte de bravoure inouï de ces hommes.

Des honneurs pour les vétérans

Dès 8h ce jeudi, Emmanuel Macron et Theresa May poseront la première pierre d’un mémorial à Ver-sur-mer, à l’endroit où les anciennes Gold et Juno Beach se rejoignent. Ils seront entourés de nombreux vétérans. Deux membres du commando Kieffer, âgés de 97 et 100 ans, représentant les 177 seuls Français à avoir participé au débarquement, y seront également célébrés.

Mais le grand rendez-vous de la journée se déroulera ensuite au cimetière américain de Colleville-sur-mer, où Emmanuel Macron retrouvera son homologue américain, Donald Trump, pour une cérémonie de grande ampleur. Devant les 9 387 croix blanches représentants les soldats tombés durant la bataille de Normandie, ils prendront la parole, avant d’assister à un défilé aérien. Un moment d’émotions, avec la présence attendue de 12 000 personnes, parmi lesquelles d’anciens soldats de la Seconde guerre mondiale et du Jour-J. De quoi honorer et «rappeler le sacrifice de tous ces combattants venus libérer la France au nom d’un même idéal de liberté et de démocratie», indique l’Elysée.

un contexte international tendu

Un peu plus tard, au mémorial de Caen, les souverains des Pays-Bas, de la Norvège, du Danemark, de même que Justin Trudeau pour le Canada, le Prince Charles pour le Royaume-Uni, et des délégations belges et polonaises, déjeuneront en compagnie d’Edouard Philippe. Avant de participer à la cérémonie internationale du 75e anniversaire du débarquement, à Courseulles-sur-mer. Si l’absence annoncée d’Emmanuel Macron pour ce dernier rendez-vous a déclenché une petite polémique, elle ne devrait pas ternir le message de solidarité et de proximité que veulent afficher les nations participantes, dans un contexte international particulièrement crispé.

Depuis son élection, Donald Trump ne cesse en effet d’afficher son dédain envers l’Union européenne, amplifiant la crispation des relations transatlantiques. Quant à la Russie de Vladimir Poutine, grande absente des cérémonies en raison notamment du conflit ukrainien, elle a appelé hier à ne pas «exagérer» l’importance du débarquement.

À suivre aussi

Ailleurs sur le web

Derniers articles