Comprendre et savoir expliquer la PMA en 250 mots

La PMA permet de recourir à des techniques médicales pour concevoir un enfant (photo d'illustration).[© ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP]

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, l'extension de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, maintes fois promise et reportée, mais actuellement en discussion, fait couler beaucoup d'encre. Voici les clés pour tout comprendre à ce dossier explosif.

QUE DIT LA LOI AUJOURD'HUI ?

Autorisée en France depuis 1994, la PMA permet de recourir à des techniques médicales (insémination artificielle, fécondation in vitro...) pour concevoir un enfant. Remboursée par la Sécu, elle est actuellement ouverte aux couples hétérosexuels en âge de procréer (jusqu'à 43 ans) et dont au moins l'un des membres est stérile ou porteur d'une maladie grave, susceptible d'être transmise à l'enfant. Les femmes célibataires et les couples de lesbiennes n'y ont, eux, pas accès.

QUE PRÉVOIT LA RÉFORME ?

La réforme, qui sera examinée par le Parlement fin septembre, prévoit d'ouvrir la PMA à toutes les femmes afin de «pallier une souffrance», conformément à l'avis favorable du Comité consultatif national d'éthique. Une extension soutenue par 65% des Français (Ifop).

Le Parlement devra aussi trancher d'autres questions concernant la filiation (fin de l'anonymat du donneur de sperme à la majorité de l'enfant ?), la congélation d'ovocytes en vue d'une grossesse ultérieure, ou encore la recherche sur les cellules-souches.

Pourquoi le projet fait-il débat ?

Associations LGBTI et partis de gauche estiment que cette extension des droits signerait «la fin d'une inégalité complète, discriminante et injustifiée», mais aussi d'un véritable «parcours du combattant» pour celles qui partent à l'étranger pour bénéficier d'une PMA.

A l'inverse, six ans après sa charge contre le mariage gay, La Manif pour Tous juge qu’elle créerait des «orphelins de père» et serait, en vertu du principe d'égalité hommes-femmes, le «cheval de Troie» de la gestation pour autrui (GPA, aujourd'hui bannie en France), pour les couples d'hommes notamment.

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