Incendie de Notre-Dame, en direct : «pas de signal d'alerte» chez les enfants dépistés

Après l'important incendie qui a en partie ravagé le 15 avril dernier la cathédrale Notre-Dame de Paris qui faisait alors l'objet d'importants travaux, l'heure est au chantier de sécurisation et de dépollution afin que les travaux puissent reprendre.

«pas de signal d'alerte» chez les enfants dépistés

Les autorités sanitaires ont annoncé jeudi 12 septembre qu'il n'y avait «pas de signal d'alerte» concernant les enfants dépistés. Le bilan provisoire des mesures du taux de plomb réalisées chez environ 750 enfants scolarisés à proximité de la cathédrale Notre-Dame de Paris «n'émet pas de signal d'alerte» sanitaire à ce stade, on-elles en effet estimé.

La proportion d'enfants dépassant le seuil de déclaration obligatoire de saturnisme (50 microgrammes de plomb par litre de sang) reste en effet «légèrement plus faible» que la moyenne nationale mesurée lors d'une enquête en 2009, selon l'analyse réalisée par la cellule régionale de Santé publique France.

Les cinq écoles privées autorisées à ouvrir

«Les écoles catholiques Sainte-Catherine (5e), Saint-Victor (5e), Saint-Jean-Gabriel (4e), Saint-Thomas-d’Aquin (7e) et Sainte-Clotilde (7e) ont ouvert leurs portes aux élèves ce jeudi 5 septembre 2019», a ainsi fait savoir la direction de l'enseignement catholique à Paris.

Pour rappel, sur les recommandations de l'Agence régionale de santé (ARS), ces cinq établissements étaient restés portes closes le jour de la rentrée après que les premiers prélèvements se sont avérés positifs à la présence de plomb ou que d'autres se sont avérés insuffisants «pour apprécier la présence [ou non] de poussières de plomb».

«L'ARS avait particulièrement pointé une courette à Saint-Victor, inaccessible aux élèves ; celle-ci a été nettoyée, tout comme la salle au dernier étage de l'école Sainte-Catherine qui présentait également des taux trop élevés après les travaux de remplacement d'une fenêtre de toit cet été», a énuméré le diocèse.

les écoles fermées ouvriront «avant la fin de la semaine» 

Alors que l'Académie de Paris, suivant les recommandations de l'Agence régionale de santé (ARS), a demandé le 30 août dernier le report de la rentrée des élèves de cinq écoles privées de la capitale en raison de la présence de plomb dans leur établissement, le recteur de l'académie a assuré qu'elle ouvriraient «d'ici à la fin de la semaine».

Invité sur la matinale de France Bleu Paris ce lundi 2 septembre, Gilles Pécout, le recteur de l'Académie de Paris, a fait savoir que les cinq écoles concernées ouvriraient «d'ici à la fin de la semaine». Soit avant le vendredi 6 septembre. Le temps que de nouveaux prélèvements soient effectués.

Par ailleurs, le recteur a assuré que toutes les écoles – qu'elles soient publiques ou privées – avaient été traitées de l'exacte même façon, mais que les résultats des dernières analyses n'avaient pas été «convaincants» et présentaient encore «une menace pour des enfants de moins de 7 ans».

le rectorat demande le report de la rentrée scolaire pour cinq écoles privées

Cinq écoles privées situées près de Notre-Dame-de-Paris ne pourront pas accueillir leurs élèves lundi 2 septembre. Deux d'entre elles devront notamment être soumise à des mesures complémentaires de nettoyage précise dans un communiqué vendredi le rectorat de Paris.

Il s'agit des écoles Sainte-Catherine (5e), Sainte-Clotilde (7e), Saint-Jean-Gabriel (4e), Saint-Thomas d’Aquin (7e), Saint-Victor (5e). 

Dans un communiqué le rectorat de Paris explique avoir demandé le report de la rentrée : «Les recommandations formulées ce vendredi 30 août par l’ARS sur les établissements privés ont conclu que cinq d’entre eux doivent encore être soumis à des mesures complémentaires : nettoyage pour deux écoles dont les seuils sont supérieurs aux moyennes nocives, et prélèvements supplémentaires et fiables pour les trois autres dans l’attente de valeurs exploitables et de l’éventuel nettoyage de décontamination».

Les établissements publics eux sont «conformes aux normes de sécurité». 

Un 3ème enfant scolarisé près de Notre-Dame contaminé au plomb

«Un cas à 52» microgrammes de plomb par litre de sang, juste au-dessus du seuil de déclaration obligatoire de saturnisme (50), a été signalé, a déclaré Aurélien Rousseau, directeur général de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France. «L'enquête environnementale a permis de démontrer que l'exposition (au plomb, NDLR) était a priori au domicile de cet enfant», et non dans son établissement scolaire, a-t-il ajouté, au cours d'un entretien téléphonique.

Concernant le deuxième enfant mesuré au-dessus de ce seuil, dont le cas avait été rendu public le 6 août, l'enquête a en revanche conclu à «des sources de contamination faibles dans l'habitation et modérées dans l'école», rapporte le dirigeant.

Donc «c'est possible que ça vienne de l'école», a-t-il relevé, avertissant toutefois que «même si c'est l'école, il n'est pas sûr que (la contamination) vienne de Notre-Dame», car elle peut être liée à une pollution préexistante du sol, provenant par exemple de travaux réalisés dans des bâtiments voisins. Ce cas concerne un enfant scolarisé en primaire dans un groupe scolaire situé rue Saint-Benoît, fermé fin juillet en raison d'une concentration élevée de plomb dans les cours extérieures. Sa plombémie a été mesurée à 58µg/l, a précisé l'ARS.

Cette école a bénéficié d'une «décontamination approfondie» pendant l'été, passant notamment par l'arrachage total du bitume de sa cour de récréation, où des concentrations élevées de plomb, supérieures à 7.000 µg/m², avaient été relevées. L'ARS publiera début septembre le bilan complet des nouvelles plombémies (mesure du taux de plomb dans le sang) réalisées à Paris au cours du mois d'août. Une centaine d'enfants supplémentaires ont réalisé cette analyse, selon Aurélien Rousseau, s'ajoutant aux 164 testés à fin juillet.

L'association robin des bois souhaite que la rentrée soit différée

Dans un communiqué publié mardi 27 août, l'association Robin des Bois estime que la rentrée scolaire devrait être reportée dans les établissements scolaires présentant des risques de contamination au plomb. 

«Environ 55.000 enfants et adolescents entre 3 ans et 17 ans sont scolarisés dans les 1er, 4ème, 5ème, 6ème et 7ème arrondissements. Moins de 200 ont fait l’objet d’une plombémie», regrette l'organisation. Robin des Bois affirme ainsi que la rentrée scolaire devrait être différée tant que les travaux de décontamination n'auront pas été menés «dans tous les établissements présentant des teneurs en poussières de plomb supérieures à 70 µg/m2». Selon la liste établie par l'association, 23 établissements scolaires (écoles, collèges et lycées) et crèches seraient ainsi concernés. 

A ce jour, quatre établissements scolaires ont fait l'objet d'une décontamination. Et selon Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, interrogé par Le Parisien, «il n'y a absolument aucune inquiétude à avoir pour cette rentrée». «Toutes les écoles ont fait l'objet d'un nettoyage approfondi», a-t-il ajouté. 

la troisième phase de dépollution a débuté ce lundi 26 août

D'importantes précautions de décontamination au plomb – présent notamment dans la flèche écroulée de la cathédrale – ont dû être mises en place, afin que les travaux puissent reprendre en toute sécurité. La troisième phase de dépollution a d'ailleurs débuté ce lundi 26 août, et durera jusqu'à mardi soir.

Dans le cadre de cette vaste opération de nettoyage des zones polluées, un périmètre de sécurité sera de nouveau établi, entraînant ainsi, selon la préfecture de police de Paris, «provisoirement la modification des règles de sécurisation de circulation dans ce secteur».

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La rue d’Arcole (comprise entre le n°19 et la rue du Cloître Notre-Dame), la rue du Cloître Notre-Dame (depuis le 16 jusqu’à la rue d’Arcole) et la voie piétonne longeant l’Hôtel Dieu (côté parvis de Notre-Dame, entre la rue d’Arcole et la contre-allée de la rue de la Cité), seront concernées par ces restrictions.

La décontamination reprend ce mardi 13 août

Dès le lundi 12 août, la préfecture de police a installé des barrières pour délimiter une large zone autour de la cathédrale, afin de débuter la décontamination.

Des dizaines de barrières pour délimiter une large zone autour de Notre-Dame ont donc fleuri sur l'île de la Cité. Le nettoyage à haute-pression a ainsi été effectué à partir du 13 août pour décontaminer le sol du plomb qui s'y est déposé.

Certaines rues sont fermées aux passants et à la circulation. Pour les commerçants du quartier, c'est un nouveau coup dur. La station RER restera fermée et des lignes de bus détournées. Selon la préfecture de police, ces travaux de décontamination devraient durer jusqu'au 23 août.

La reprise du chantier prévue le lundi 19 août

La reprise du chantier de reconstruction de Notre-Dame de Paris est prévue le 19 août, dès lors que la garantie sera «apportée qu'il répond intégralement aux prescriptions de l'Inspection du travail», a indiqué vendredi dans un communiqué le préfet de la région d'Ile-de-France. 

Le chantier devrait ainsi redémarrer après avoir été interrompu le 25 juillet, mais les examens liés à la contamination au plomb ont retardé sa reprise. Des opérations de mise en place d'équipements et de procédures nouvelles permettant cette reprise devraient être finalisées à la fin de la semaine prochaine.

Elles visent, selon la préfecture, d'une part à «assurer une protection et une sécurité optimales aux personnels intervenant sur le chantier» et, d'autre part, à «garantir un strict contrôle des entrées et sorties, empêchant toute sortie d'élément polluant vers l'extérieur».

Plomb : 175 enfants dépistés depuis l'incendie

Le nombre d'enfants dépistés pour contrôler le plomb dans leur sang après la pollution provoquée par l'incendie de Notre-Dame a doublé en juillet et se monte désormais à 175, selon un bilan publié mardi par l'Agence régionale de santé d'Ile-de-France.

Parmi les enfants testés, 146 plombémies - examen consistant à examiner la concentration de plomb dans le sang - ont mis en évidence des taux  inférieurs au seuil de vigilance de 25 microgrammes par litre de sang. Seize, au contraire, se situent dans le «seuil de vigilance» (25 à 50 microgrammes de plomb par litre de sang) et deux dépassent le seuil de déclaration obligatoire de saturnisme (50).

L'un des deux enfants dont la plombémie pose question a en revanche été opéré plus récemment, le 31 juillet, , sans qu'on puisse l'attribuer avec certitude à la pollution causée par l'incendie.

Mettre Notre-Dame «sous cloche» pose «un problème de faisabilité»

Mettre Notre-Dame «sous cloche», comme le réclament certains syndicats et associations pour prévenir tout risque de pollution au plomb, pose «un problème de faisabilité», a estimé mardi 6 août Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris.

«Mettre une énorme cloche autour de Notre-Dame» afin «de créer une zone de dépression pour éviter l'exfiltration de poussière, chacun comprend que, du point de vue technique et financier, c'est une décision qui est incroyablement complexe à mettre en oeuvre», a déclaré M. Grégoire sur LCI, tout en répétant que le chantier de Notre-Dame relevait strictement de la compétence de l'Etat.

La mairie de Paris a, elle, la responsabilité de trois types d'établissements: les crèches, les écoles et les logements des assistantes maternelles. Elle a mis en ligne dès lundi soir de nouveaux résultats des prélèvements effectués dans ces lieux et a fait savoir qu'elle continuerait à le faire dès qu'elle en dispose, alors que d'autres établissements doivent encore être analysés d'ici la fin du mois.

L'incendie qui a en partie détruit la cathédrale le 15 avril a libéré sous formes de particules plusieurs centaines de tonnes de plomb contenues dans la charpente de la flèche et la toiture.

«Tous les tests que nous avons fait dans le rayon de 500 mètres autour de Notre-Dame sont négatifs, c'est-à-dire qu'il n'y a aucun danger», a indiqué mardi M. Grégoire. En revanche, trois écoles en dehors de ce périmètre «ont bipé» en présentant, dans leurs cours extérieures, des taux de plomb supérieurs à 1.000 microgrammes/m2. Ces écoles feront «l'objet d'un nettoiement approfondi» d'ici la rentrée, a-t-il insisté, et «n'ouvriront pas tant que nous n’atteignons pas la recommandation de l'Agence Régionale de Santé (ARS) qui est de 1.000 microgrammes par m2. La maire de Paris ne prendra aucun risque».

Lundi, syndicalistes CGT et membres d'associations, récemment constitués en collectif, ont demandé la mise sous cloche de Notre-Dame, se montrant particulièrement préoccupés de la santé des personnes étant intervenues à l'intérieur de la cathédrale après l'incendie ou travaillant aux alentours. 

Suspendu fin juillet, le chantier de Notre-Dame doit reprendre progressivement à partir de la semaine du 12 août avec l'arrivée de nouvelles mesures de protection pour les salariés potentiellement exposés au plomb.

Début de la dépollution du parvis et des rues autour de ND-de-Paris le 7 août

C'est au cours d'une conférence de presse que l'adjointe à la mairie de Paris chargée de la Santé, Anne Souyris, a assuré que le parvis et les rues adjacentes à la cathédrale Notre-Dame de Paris seraient prochainement dépollués. Le nettoyage devrait commencer le 7 août prochain.

«Nous avons décidé qu'à la rentrée les choses seraient rentrées dans l'ordre et que la dépollution devrait être une réalité pour toutes et pour tous quand les Parisiens reviendront en septembre», a ainsi précisé l'adjointe à la mairie de Paris.

Le chantier va reprendre progresivement à partir de la semaine du 12 août

Le chantier de va reprendre progressivement, à partir de la semaine du 12 août, avec l'arrivée de nouvelles mesures de protection pour les salariés potentiellement exposés au plomb, a indiqué vendredi la préfecture d'Ile-de-France. «Le préfet a décidé de reprendre progressivement le chantier à partir de la semaine du 12 août», a indiqué la préfecture. Le chantier avait été suspendu la semaine dernière pour «quelques jours» pour revoir les règles de précaution sanitaires pour les personnes travaillant sur place, avait expliqué le préfet Michel Cadot. Le jour précis de reprise, la semaine du 12 août, n'est pas encore connu.

Une plainte déposée contre X

L’association Robin des Bois a déposé une plainte contre X pour «mise en danger de la personne d’autrui» devant le tribunal de grande instance de Paris ce vendredi 26 juillet, selon des informations dévoilées par Le Monde. Cette association – connue pour militer contre les faits de pollution – avait tout de suite alerté sur les potentiels risques sanitaires après la catastrophe.

Au total, près de 400 tonnes de plomb, notamment présent dans la toiture et dans la flèche sont parties en fumée le 15 avril dernier et sont retombées sous forme de poussières dans tout le quartier et des deux côtés de la Seine, sur un périmètre encore indéterminé.

Un groupe scolaire fermé sine die

Un groupe scolaire pollué au plomb après l'incendie de la cathédrale Notre-Dame ne rouvrira pas tant que le taux ne redescendra pas à 1.000 μg/m2, a déclaré vendredi Emmanuel Grégoire, le premier adjoint à la mairie de Paris, précisant que «l'essentiel des écoles est fermé» pour les vacances.

Les deux écoles élémentaire et maternelle situées rue Saint-Benoît (6e arrondissement), qui accueillaient des enfants en centre de loisir pour l'été, avaient déjà été fermées «par précaution» jeudi, des taux en plomb supérieurs à 5.000 μg/m2 ayant été relevés dans les cours extérieures, avait expliqué la mairie de Paris à l'AFP.

Les travaux en «stand-by»

Les travaux liés à la restauration de Notre-Dame de Paris ont été suspendu «quelques jours» par précaution, depuis le jeudi 25 juillet au soir, et ce, en raison de la pollution au plomb relevée autour de la célèbre cathédrale.

L'arrêt du chantier de restauration est en effet concomitant avec la sortie d'un rapport de l'inspection du travail, qui faisait état de la présence de plomb à l'intérieur même de la cathédrale. La suspension des travaux pourrait durer jusqu'à «peut-être la fin de la semaine prochaine», selon Michel Cadot, le préfet de Paris et d'Ile-de-France.

«J'ai souhaité ralentir le rythme [...] pour permettre de bien mettre à plat des règles claires de précaution – inscrites dans les règlements de fonctionnement – que puissent s'approprier toutes les entreprises et les compagnons qui vont intervenir», a ainsi fait savoir le préfet de région.

La canicule, nouvelle menace pour la cathédrale

Les records de température enregistrés ce jeudi 25 juillet menacent Notre-Dame de Paris. C'est en tout cas ce qu'a récemment affirmé l'architecte en chef de l'édifice au micro de France 3. «Mon angoisse c'est que les joints de maçonnerie, à force de sécher, perdent de leur cohérence, de leur cohésion et leur cavité structurelle. Et que tout à coup, paf, la voute puisse tomber», a-t-il expliqué au micro de la chaîne de télévision.

deux écoles fermées «par précaution»

Deux écoles situées rue Saint-Benoît (6e) – qui accueillent pendant l'été 180 enfants dans le cadre d'un centre de loisirs – ont été fermées jeudi 25 juillet au matin, en raison d'une concentration élevée de plomb, a indiqué la mairie le jour même.

Des récentes analyses ont en effet révélé «des concentrations surfaciques en plomb dans les poussières supérieures aux valeurs de références», et ce, uniquement dans la cour de l'école. Après un nettoyage, de nouveaux prélèvements doivent être effectués dont les résultats sont attendus vendredi.

La semaine dernière déjà, la mairie avait indiqué que des prélèvement effectués dans des établissements scolaires à proximité de l'édifice ne justifiaient «aucune alerte». Ces derniers ont donc été fermés «par mesure de précaution». Les enfants doivent être accueillis sur d'autres sites pendant la fermeture.

les écoles et crèches nettoyées

«La santé des enfants est notre priorité», a ainsi communiqué la municipalité parisienne ce vendredi 19 juin, assurant par ailleurs qu'«aucune crèche ou école n’aurait ouvert si le moindre risque sanitaire était avéré».

Selon la mairie, les crèches et les écoles font déjà l’objet de «nettoyages humides réguliers», qui répondent «aux préconisations de l’ARS en la matière». Cet été, un «nettoyage renforcé» sera également organisé, notamment via le «décapage des cours de récréation» avec du matériel à haute pression. Il devrait aussi concerner les murs et le mobilier, selon Le Monde.

Mais la municipalité se veut rassurante, les niveaux moyens constatés à l’intérieur de chaque établissement sont en effet «inférieurs à 70µg/m2 (indicateur de vigilance cité par référence à la circulaire de la direction générale de la santé de 2016 et repris dans l’avis de l’autorité de santé d’Île-de-France en date du 7 juin)». Pas d'«alerte» de santé à ce stade donc.

Un taux anormal de plomb

Dans un communiqué publiée le 5 juillet, l'ARS Ile-de-France a confirmé qu'un problème de pollution avait été décélé sur le parvis du monument. «Les premières mesures de nettoyage n’ont pas eu l’efficacité souhaitée» et une «nouvelle opération» va donc avoir lieu, peut-on y lire.

En conséquence, l'accès au parvis est donc interdit au public jusqu'à nouvel ordre, «tant que l’efficacité de ces mesures de dépollution n’aura pas été constatée ou que le risque d’exposition n’aura pas été réduit», a fait savoir l'autorité francilienne.

LES TRAVAUX DE SECURISATION SE POURSUIVENT

Presque trois mois après le sinistre, la Fondation Notre-Dame a publié jeudi 4 juillet sur son compte Twitter des images des travaux de rénovation en cours. On voit notamment des cintres être posés sous les arcs-boutants du choeur de l'édifice.

une cigarette mal éteinte parmi les pistes envisagées 

Les enquêteurs envisagent plusieurs pistes pour l'origine de l'incendie, dont «un dysfonctionnement du système électrique» ou «une cigarette mal éteinte». «Plusieurs hypothèses ont retenu l’attention des enquêteurs, parmi lesquelles celle d'un dysfonctionnement du système électrique ou celle d'un départ de feu occasionné par une cigarette mal éteinte, sans qu’il soit possible d’en privilégier une à ce stade, précise le parquet de Paris. Des investigations plus approfondies, justifiant notamment un important travail d’expertise, vont désormais devoir être menées.»

«aucun élément» accréditant une origine criminelle

A l'issue de l'enquête préliminaire, «aucun élément» ne permet d'accréditer l'hypothèse d'une origine criminelle pour l'incendie ayant ravagé une partie de Notre-Dame en avril, a annoncé mercredi le parquet de Paris, avant de confier la suite des investigations à trois juges d'instruction. D'autres pistes sont en revanche envisagées, dont un dysfonctionnement du système électrique ou un départ de feu lié à une cigarette mal éteinte, a précisé le parquet dans un communiqué. Disposant de plus larges prérogatives d'enquête, les magistrats instructeurs auront aussi l'opportunité de mettre en examen d'éventuels responsables de négligences.

350.000 euros seront versés aux petits commerçants

Le ministre de l'Economie et des Finances a annoncé, lundi 17 juin, qu'une aide exceptionnelle directe de 350.000 euros sera versée aux petits commerçants situés autour de la cathédrale Notre-Dame de Paris, touchés dans leurs chiffres d'affaires par l'incendie. Cette décision a été prise à l'issue d'une réunion à Bercy entre le ministre et les representants des commerçants.

Cette aide s'ajoute à l'étalement des échéances sociales et fiscales déjà annoncé par Bercy lors d'une précédente rencontre. Elle sera très probablement versée à une cinquantaine de commerces en difficulté depuis l'incendie qui a ravagé la cathédrale Notre-Dame de Paris, le 15 avril dernier.

Emmanuel Macron rend hommage aux pompiers français

Dans un message publié sur Twitter, le président de la République Emmanuel Macron a remercié les 250.000 sapeurs-pompiers pour leur engagement. «Le 15 avril, la France saluait votre engagement à Notre-Dame de Paris. Chaque jour, vous sauvez des vies, portez secours, venez en aide, êtes prêts à intervenir. Je veux vous dire merci. Merci à vous, les 250.000 sapeurs-pompiers. Merci pour votre dévouement», a-t-il tweeté.

Une première messe depuis l'incendie célébrée ce samedi à 18h

L'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit doit célébrer samedi après-midi, en comité restreint, la première messe à Notre-Dame depuis le spectaculaire incendie qui a partiellement détruit la cathédrale il y a deux mois.

«Pour des raisons évidentes de sécurité», selon le diocèse, aucun fidèle ne sera présent à cette messe qui sera toutefois retransmise en direct par la chaîne catholique KTO pour que les «chrétiens puissent y participer et communier». Seule une trentaine de personnes, dont une moitié de prêtres, assisteront à l'office d'une heure qui démarrera à 18H00 dans la chapelle située derrière le chœur, un endroit sécurisé.

La voûtE de Notre-Dame de Paris «peut toujours s'ecrouler»

Invité sur France2, le ministre de la Culture Franck Riester a expliqué que la cathédrale de Paris est toujours «dans une situation fragile». Notamment concernant l'état de la voûte de l'édifice, car elle «n'a pas encore été sécurisée. Elle peut toujours s'écrouler.»

Seulement 9% des promesses de dons versées 

Deux mois après l'incendie qui a ravagé Notre-Dame, un peu plus de 80 millions d'euros ont été versés, soit seulement 9% des promesses de dons. Après le drame, 850 millions d'euros avaient été promis dans un élan de solidarité national. 

Envoyés par chèques ou virements bancaires, les dons proviennent pour l'instant en majorité des particuliers. La famille Arnault, qui avait notamment annoncé le versement de 200 millions d'euros ou encore la famille Pinault, qui devrait faire don de 100 millions d'euros, verseront les sommes «petit à petit, en fonction du devis de reconstruction».

Selon les informations de France Info, des dons ne seront probablement pas honorés, certaines communes et particuliers ayant renoncé aux versements en raison du succès des campagnes pour la restauration de Notre-Dame. 

Une première messe organisée ce week-end 

La première messe depuis l'incendie de Notre-Dame de Paris sera célébrée ce samedi 15 juin en fin d'après-midi, sous réserve de l'accord des architectes, a-t-on appris ce lundi. Selon Famille Chrétienne, elle pourrait être précédée par l’office des vêpres célébrées sur le parvis.

Cette célébration aura lieu dans la chapelle axiale en petit comité «pour des raisons évidentes de sécurité», avec six ou sept prêtres, ainsi que quelques chanoines, et durera moins d'une heure. L'occasion pour l'archevêque de célébrer la Fête de la dédicace de l’autel de la cathédrale, qui doit normalement avoir lieu le 16 juin.

Le parvis bientôt rouvert au public

Près de deux mois après l'incendie de la cathédrale, Ariel Weil, le maire du 4e arrondissement a annoncé ce lundi 11 juin une réouverture imminente du parvis de Notre-Dame de Paris, «si les analyses sont satisfaisantes».

Suite au taux de plomb inhabituel retrouvé dans le sang d'un enfant de l'Île de la Cité, l'État a mandaté une société pour depolluer le secteur. «À l'issue de ce travail, de nouveaux prélèvements de plomb seront réalisés pour vérifier les effets de ces mesures avant que le parvis ne soit rouvert», a indiqué la mairie.

Après l'incendie, le taux de plomb inquiète

L'Agence régionale de santé (ARS) d'Ile-de-France a déclenché une «enquête environnementale» ce mardi 4 juin, après qu'un enfant a récemment présenté un taux de plomb supérieur au seuil réglementaire, en marge de l'incendie de Notre-Dame de Paris survenu le 15 avril dernier.

L'institution francilienne, qui surveille les conséquences des retombées de plomb après le sinistre, a donc appelé tous les familles avec de jeunes enfants et les femmes enceintes vivant sur l'Ile de la Cité (1er) à Paris «à faire doser le plomb présent dans leur sang».

En attendant d'en savoir plus, les lieux de vie de cet enfant – qui présente un taux supérieur au seuil réglementaire de 50 microgrammes par litre – sont passés au peigne fin, pour tenter de définir «la cause de cette imprégnation et vérifier qu'elle n'est pas liée à d'autres facteurs que l'épisode exceptionnel».

justin Trudeau apporte son soutien

Justin Trudeau, Premier ministre du Canada, s'est exprimé sur la reconstruction de Notre-Dame, assurant de son total soutien à la France.

Pour le ministre de la culture, «la restauration ne se fera pas à la hâte» 

S’exprimant à l'ouverture de l'examen du projet de loi destiné à gérer les dons et encadrer les travaux de restauration de Notre-Dame, le ministre de culture, Franck Riester, s’est engagé à respecter les règles du patrimoine pour que la cathédrale «retrouve sa splendeur». Ainsi, sa restauration «ne se fera pas à la hâte».

Se justifiant : «oui, nous voulons aller vite. On nous a accusés d'aller trop vite mais c'est l'élan de générosité qui a été très vite, il fallait pouvoir y répondre, c'est ce que nous avons fait»

Un risque de contamination au plomb pour les riverains ?

Après l’impressionnant incendie de Notre-Dame de Paris, une grande quantité de plomb s'est retrouvée dans l'air et dans les poussières déposées. Une situation qui peut être inquiétante, notamment pour les enfants.

Dans un communiqué, la préfecture de police de Paris s'est montrée rassurante : «l'essentiel du risque d'intoxication au plomb est lié à des expositions prolongées», a-t-elle indiqué.

ARBRES ABATTUS : LE GOUVERNEMENT DéMENT LA RUMEUR

Dans un communiqué diffusé dimanche, les associations France nature environnement, Arbres, SOS Paris et La Seine n’est pas à vendre s’inquiétaient des travaux d’installation de chantier qui ont débuté dans le square Jean-XXIII, au pied de Notre-Dame (IVe) et craignaient que 55 arbres magnifiques ne soient abattus. Le ministère de la Culture les a rassurés en démentant cette rumeur.

Les Français «seront consultés» pour la restauration

Les Français «pourront s'exprimer» sur la reconstruction de Notre-Dame de Paris, qui fera l'objet d'«un grand débat et une grande consultation», même si le choix final du projet reviendra à l'Etat, a affirmé le ministre de la Culture Franck Riester sur LCI.

Alors qu'un sondage YouGov publié fin avril montre que plus d'un Français sur deux (54%) souhaite une reconstruction «à l'identique», contre 25% qui se montrent favorable à un «geste architectural», M. Riester a estimé qu'il fallait étudier toutes les options -d'où le concours d'architectes que l'Etat veut lancer- mais que les Français pourraient donner leur avis lors d'une grande consultation publique.

Premier feu vert des députés 

Les députés ont adopté, jeudi en commission, le projet de loi spécifique pour la reconstruction de Notre-Dame rapporte l'AFP.

Parmi les principales dispositions : des déductions fiscales pour les dons, un établissement public pour piloter les travaux et un assouplissement des règles d'urbanisme pour aller plus vite.  

Les dons pour Notre-Dame n’iront à aucun autre monument

«On ne peut pas trahir les donateurs». Le ministre de la Culture Franck Riester a affirmé ce jeudi que le milliard d’euros récolté pour la reconstruction de Notre-Dame serait entièrement destiné à la restauration de la cathédrale.

Les 16 statues de Notre-Dame qui ont échappé à l'incendie présentées au public

Déposées cinq jours avant l'immense incendie qui a ravagé une partie de Notre-Dame de Paris, les 16 statues qui ornaient le toit de la cathédrale vont être présentées au public chaque samedi du mois de mai à Marsac-sur-l'Isle (Dordogne).

le projet de loi pour la restauration à l'Assemblée le 10 mai

L'Assemblée nationale examinera le 10 mai le projet de loi pour la restauration de Notre-Dame, qui autorise des dérogations aux normes des marchés publics et de protection patrimoniale, a-t-on appris mardi de source parlementaire.

La date a été fixée en conférence des présidents de l'Assemblée, qui réunit autour de Richard Ferrand les chefs de file des groupes politiques et le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau.

Examiné cette semaine en commission, le projet de loi «pour la restauration et la conservation de la cathédrale Notre-Dame de Paris et instituant une souscription nationale à cet effet», propose aussi des avantages fiscaux pour les donateurs, un comité de contrôle pour «le bon emploi des fonds» et un établissement public chargé de concevoir et réaliser les travaux. Le texte sera défendu par le ministre de la Culture Franck Riester.

plus de 1.000 experts appellent Emmanuel Macron à éviter la «précipitation

Plus d'un millier d'experts du patrimoine invitent le président de la République à éviter la «précipitation» dans la restauration de la cathédrale Notre-Dame et à ne pas s'affranchir des règles de protection du patrimoine, dans une tribune publiée sur le site du Figaro.

«N'effaçons pas la complexité de la pensée qui doit entourer ce chantier derrière un affichage d'efficacité», interpellent 1.170 conservateurs, architectes et professeurs français et étrangers dans ce texte mis en ligne dimanche, alors qu'Emmanuel Macron a promis de reconstruire d'ici cinq ans le joyau de l'art gothique en partie détruit par un incendie il y a deux semaines.

«Prenons le temps de trouver le bon chemin et alors, oui, fixons un délai ambitieux pour une restauration exemplaire», plaident-ils.

Les signataires, parmi lesquels le conservateur des monuments nationaux, Laurent Alberti, critiquent le choix du gouvernement de passer pour ce chantier par un projet de loi autorisant des dérogations aux normes de protection patrimoniale.

Les «choix» pour la restauration du monument doivent se faire «en ayant une approche scrupuleuse, réfléchie, de la déontologie» ajoutent-ils dans cette tribune, intitulée «Monsieur le Président, ne dessaisissez pas les experts du patrimoine!».

Plusieurs voix dans le monde de la culture, dont l'animateur Stéphane Bern et l'ancien ministre de la Culture Jack Lang, ont également exprimé leur préoccupation à l'encontre de ces dérogations.

Le ministère de la Culture a pour sa part assuré qu'il ne s'agissait «nullement de déroger aux principes fondamentaux de la protection du patrimoine». Les règles, pour les dérogations, «sont très étroitement délimitées» et l'exposé des motifs de la loi «vise spécifiquement la législation applicable aux abords des monuments, et non les monuments eux-mêmes», assure-t-il. 

Quatre mois pour sécuriser Notre-Dame

Il faudra environ quatre mois pour sécuriser le site de Notre-Dame de Paris à la suite de l’incendie l’ayant dévastée le 15 avril, avant même de commencer le diagnostic préalable à la restauration elle-même, a prévenu ce vendredi 26 avril la fédération du bâtiment spécialisée dans les monuments historiques.

«On est toujours en phase de sécurisation et de protection des biens», celle-ci devant avoir «une durée  (...) de quatre moi», a déclaré lors d’une conférence de presse, Frédéric Létoffé, l’un des présidents du Groupement des entreprises de restauration de monuments historiques (GMH).

Cette organisation comprend quelque 200 entreprises, dont celles qui étaient en charge de la rénovation de la flèche d’où est parti le feu voici onze jours. Ce sont actuellement elles qui gèrent la sécurisation du site.

Le point 10 jours après le drame

La résistance de la structure de la cathédrale Notre-Dame de Paris à des vents violents a nettement diminué depuis l'incendie qui l'a ravagée il y dix jours, s'est inquiété ce jeudi un ingénieur du CNRS, Paolo Vannucci, bon connaisseur du bâtiment.

«On a mesuré une diminution de 60% de la résistance au vent. La structure a changé. Une partie de cette structure n'existe plus, la toiture a disparu, ainsi qu'une partie de la voûte. Cet effondrement d'une partie de la voûte a causé les dommages les plus importants» pour l'équilibre du bâtiment gothique, a souligné à l'AFP M. Vannucci, qui explique avoir utilisé un modèle numérique pour procéder à des simulations.

Une conférence de presse était organisée ce jeudi pour faire le point dix jours après le sinistre. Voici en tweets, ce qu'il faut en retenir.

UNE BÂCHE Définitive installée avant cet été

Le Monde rapporte qu'une bâche «recouverte intégralement d'une photo de l'ancienne toiture» de Notre-Dame sinistrée, devrait être installée avant cet été et ce jusqu'à la fin des travaux. Elle servira de parapluie à l'édifice et donnera l'illusion d'observer la cathédrale avant l'incendie qui l'a ravagé.

PLUS de 400 millions de dons rassemblés

Plus de 400 millions d'euros ont été déjà rassemblés par les quatre collecteurs retenus par le ministère de la Culture pour les dons de particuliers et d'entreprises en faveur de la restauration de Notre-Dame de Paris.

C'est la Fondation Notre-Dame (FND), association caritative catholique qui a vu affluer le plus de dons -un total de 211,3 millions d'euros-, ce qui montre l'importance que conserve le monument comme lieu de culte. 4,6 millions d'euros dont 0,6 des Etats-Unis, via la Friends of Notre Dame de Paris, proviennent de 32.000 donateurs. 

des dérogations aux lois de protection provoquent une controverse

Le choix du gouvernement de présenter un projet de loi pour restaurer Notre-Dame autorisant des dérogations aux normes de marchés publics et de protection patrimoniale, a suscité surprise et mécontentement, la «précipitation» et le non respect des règles en vigueur étant sous le feu des critiques.

Plusieurs voix importantes dans le monde de la culture, dont l'animateur Stéphane Bern et l'ancien ministre de la Culture Jack Lang, ont exprimé leur préoccupation à l'encontre de ces dérogations prévues dans le projet.

Des ouvriers ont enfreint l'interdiction de fumer

L'entreprise Le Bras Frères qui montait l'échafaudage autour de la flèche de Notre-Dame a reconnu et «regretté» mercredi que certains de ses compagnons se soient «affranchis» de l'interdiction de fumer sur ce chantier mais a «exclu» tout lien avec l'incendie de la cathédrale, dans une déclaration à l'AFP. «Effectivement, il y a des compagnons qui de temps en temps se sont affranchis de cette interdiction et on le regrette», a déclaré le porte-parole de l'entreprise, Marc Eskenazi, assurant toutefois qu'«en aucun cas, un mégot mal éteint peut être à l'origine de l'incendie de Notre-Dame de Paris». Ces «compagnons ont reconnu devant les policiers qu'effectivement, il leur arrivait de fumer», a-t-il précisé. Le porte-parole de Le Bras Frères réagissait à un article du Canard enchaîné paru mercredi, affirmant que les enquêteurs avaient retrouvé sept mégots sur le site.

Les cloches électriques à l'origine du drame ? 

Six cloches électriques installées provisoirement dans la flèche de la cathédrale pourrait être à l'origine de l'incendie, selon Marianne et le Canard enchaîné, qui s'appuyent sur des éléments de l'enquête en cours. «Des fils électriques courraient dans les combles, placés à la demande expresse du clergé», indique le Canard enchaîné. «Au risque de court-circuit, et en infraction à tous les règlements de sécurité édictés par les architectes en chef des monuments historiques.»

Trois cloches avaient été installées en 2007 au-dessus du transept et trois autres, rénovées en 2012, étaient installées dans la flèche.

Le gouvernement serbe fait un don d'un million d'euros

Le gouvernement serbe a décidé de faire un don d'un million d'euros pour aider la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, une décision qui « confirme l'amitié centenaire avec le peuple français».

Belgrade « exprime le souhait que ce symbole de la civilisation française et du monde soit reconstruit au plus vite et que ce temple de la culture soit rouvert à ses futurs admirateurs », précise un communiqué du gouvernement.

LE RECTEUR DE NOTRE-DAME VA DÉPOSER PLAINTE POUR «DESTRUCTION INVOLONTAIRE»

Le recteur de Notre-Dame de Paris, Mgr Patrick Chauvet, a annoncé qu'il allait «déposer plainte» pour «destruction invonlontaire» au micro de FranceInfo, lundi 22 avril. Ajoutant que «la cathédrale appartient à l'État. Nous avons à l'intérieur du mobilier, les chaises, la sono, les projecteurs... Cela nous appartient et ça ne marche plus. Il faudra bien que je dépose une plainte avec l'État pour que les assurances puissent fonctionner et en même temps pour que je sache exactement ce qui s'est passé».

Le recteur assure que la plainte sera déposée pour «destruction involontaire parce que je ne pense pas qu'il y ait quelqu'un qui a voulu mettre le feu»Selon lui, c’est «soit une imprudence, soit un court-circuit.» 

le périmètre de sécurité installé autour de l'édifice a été partiellement levé

Près d'une semaine après le drame, le périmètre de sécurité installé autour de la cathédrale Notre-Dame a été partiellement levé. Ainsi, la rue d'Arcole et la rue du Cloître ont à nouveau ouvertes aux touristes.

Toutefois, le parvis est toujours interdit d'accès.

Un Hommage a été rendu aux pompiers de Paris lors de la messe de Pâques

L'archevêque de Paris, Michel Aupetit, a remis au général Jean-Claude Gallet, qui commande la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, un lectionnaire sauvé de l'incendie de Notre-Dame, lors de la messe de Pâques, dimanche 21 avril. Précisant qu'il s'agissait d'«un moyen bien humble pour nous de vous remercier»«Vos hommes ont pu sauver bien des choses dans la cathédrale, mais ils ont aussi sauvé un objet qui est pour nous précieux. C'est ce lectionnaire, cette parole de Dieu. Il est encore tout abîmé, plein de cendres, et sans doute marqué par l'incendie, a expliqué Michel Aupetit. Vous l'avez sauvé et je voulais vous le remettre.» 

La messe de Pâques, qui a habituellement lieu dans la cathédrale, s'est cette fois tenue à l'église Saint-Eustache, dans le quartier des Halles, devant près de 2 000 personnes.

La FRANCE RÉCLAME UNE COOPÉRATION EUROPÉENNE POUR LE PATRIMOINE EN DANGER

Le président français Emmanuel Macron va proposer à l'UE de créer «un mécanisme de coopération pour le patrimoine européen en péril», qui sera discuté lors d'une réunion à Paris le 3 mai prochain, a-t-on indiqué de source gouvernementale.

« Comme le patrimoine n'est pas une compétence européenne, le président a pris l'initiative d'écrire à ses homologues pour leur proposer de créer un mécanisme de coopération pour le patrimoine européen en péril, visant à se prêter assistance, à partager des compétences et des savoir-faire », a déclaré la secrétaire d'État aux Affaires européennes, Amélie de Montchalin, dans un entretien au JDD. 

Un grand parapluie pour protéger Notre-Dame de la pluie

Une immense strcuture bâchée, en forme de parapluie, va recouvrir dans les prochains jours l'édifice sinistré. Grâce à ce toit provisoire monté sur échafaudages, l'idée est de protéger Notre-Dame de Paris et ses oeuvres d'art des intempéries.

les pompiers FélicitÉS DE TOUTEs PARTs

«Je veux ici vous dire notre gratitude infinie, notre reconnaissance éternelle», a dit jeudi Anne Hidalgo lors de l’hommage rendu aux pompiers devant le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris ajoutant qu'elle proposerait «au prochain conseil de Paris que vous soit accordée la citoyenneté d'honneur de la Ville de Paris pour honorer cet acte de bravoure mais aussi votre engagement au quotidien».

«Le pays et le monde tout entier nous ont regardés et vous avez été exemplaires», a lancé Emmanuel Macron jeudi à l'Elysée en recevant les pompiers et d'autres personnes mobilisées pour sauver lundi Notre-Dame de Paris.«Vous avez été l'exemple parfait de ce que nous devons être», a-t-il ajouté dans la salle des fêtes de l'Elysée, devant 300 personnes, 250 pompiers de Paris, des pompiers des départements franciliens, des policiers, des membres de la Croix Rouge et de la Protection civile.

encore «trois points de fragilité majeurs»

Franck Riester, ministre de la Culture, a indiqué ce jeudi 18 avril qu'il restait encore «trois points de fragilité majeurs». Des travaux ont été réalisés dans la nuit sur le «pignon du transept nord», qui «menaçait de s'écrouler». Le pignon occidental est «très fragilisé». «Il penche notamment parce que la statue de l'ange, en haut, est tellement brûlée qu'elle est fendue sur toute la hauteur», a détaillé le ministre.

Dernier point inquiétant : l'angle du beffroi sud. Il «a été tellement chauffé, avec des pierres devenues totalement friables, qu'il y a un risque que les chimères s'effondrent». «Si elles s'effondrent elles pourraient mettre en danger les grands orgues qui ont pour l'instant été préservés», a souligné Franck Riester. «L'opération pour enlever les chimères est lancée.»

la piste accidentelle AU COEUR DE L'ENQUÊTE

Selon les constatations effectuées par les premiers secours arrivés sur les lieux, l'incendie de très grande ampleur est «potentiellement lié» aux travaux de rénovation du monument. Une enquête a été ouverte pour «destruction involontaire par incendie».

Mardi matin, le procureur de la République de Paris avait indiqué que la piste accidentelle était privilégiée, une hypothèse hautement probable. «Des enquêteurs de l'identité judiciaire et du laboratoire central de la préfecture ont pu accéder à certains endroits du site et commencer leurs constatations», a indiqué mercredi le ministère public. «A ce stade, les investigations n'ont pas mis en évidence d'éléments désignant une origine criminelle» et «la piste accidentelle demeure privilégiée», a précisé le parquet qui, toutefois, «n'exclut aucune hypothèse».

Les enquêteurs avaient entamé dès la nuit de l'incendie les auditions des ouvriers travaillant sur le chantier.

Le récit des pompiers de Paris

Les pompiers de Paris sont revenus mercredi sur les «9 heures d’engagement acharné» durant lesquelles ils ont lutté contre l’incendie de grande ampleur qui a ravagé une partie de la cathédrale de Notre-Dame de Paris. « C'est clair que si on n'avait pas été aussi rapides, les deux tours seraient tombées, c'est une certitude (…). A partir du moment où la toiture est partie, on a compris qu'on n'allait pas pouvoir enrayer facilement l'incendie» a témoigné l’adjudant-chef Philippe Demay, de la BSPP.

Le lieutenant Gabriel Plus a démenti une fake news massivement relayée sur les réseaux sociaux qui faisait état de la présence possible d’un membre des gilets jaunes dans la cathédrale. « Il s’agit du commandant des opérations de secours, qui portait un chasuble, sur lequel était inscrit commandant des opérations», a-t-il précisé.

Un projet de loi et un concours

A l'issue d'un Conseil des ministres entièrement consacré au terrible incendie, le Premier ministre a annoncé un projet de loi visant à donner «un cadre légal» aux dons qui affluent en masse. Il a ainsi précisé que les particuliers bénéficieront d'une réduction fiscale de 75% jusqu'à 1.000 euros et 66% au-delà. 

Edouard Philippe a par ailleurs annoncé le lancement d'un concours international d'architecture sur la reconstruction de la flèche, qui s'est effondrée lundi soir. Ce, afin de «doter Notre-Dame d'une nouvelle flèche adaptée aux techniques et enjeux de notre époque». 

LA BARRE EMBLéMATIQUE DU MILLIARD DE DONS

La barre du milliard euros de dons devait être franchie dans la journée. Les dons avaient afflué dès mardi matin. La famille héritière de L'Oréal, les Bettencourt-Meyers, ainsi que le géant mondial des cosmétiques avaient annoncé un don total de 200 millions d'euros pour Notre-Dame de Paris, dont 100 millions d'euros via la fondation Bettencourt Schueller.

Il s'agit pour l'heure du don le plus important pour reconstruire la cathédrale dévastée lundi soir par le feu, autant que celui du groupe LVMH et de la famille Arnault. De leur côté la famille d'industriels Pinault (Kering) et le géant pétrolier Total ont débloqué 100 millions d'euros chacun. Les dons d'entreprises et de fortunes françaises dépassent les 700 millions d'euros. La région Ile-de-France va quant à elle débloquer 10 millions d'euros d'aide d'urgence. Walt Disney a promis 5 millions d'euros de dons.

Les oeuvres transférées

Les oeuvres et reliques sauvées de l’incendie à Notre-Dame ont d'abord été transférées vers l’Hôtel de ville de Paris puis au Musée du Louvre.

Des dégâts considérables, RISQUE D'EFFONDREMENT DE DEUX PIGNONS

Si la façade et les tours du monument ont pu être sauvées, le «bilan matériel est dramatique». «L'ensemble de la toiture est sinistrée, l'ensemble de la charpente est détruite, une partie de la voute s'est effondrée, la flèche n'existe plus», a ainsi détaillé le lieutenant-colonel Gabriel Plus. La feu s'était en effet propagé sur l'ensemble de la toiture, soit sur 1.000 mètres carrés. 

En revanche, plusieurs oeuvres qui se trouvaient à l'intérieur de l'édifice ont pu être sauvées. C'est notamment le cas de couronne d'épines et la tunique de Saint Louis. Selon la fédération du bâtiment spécialisée dans les monuments historiques, dix ou quinze ans seront nécessaires pour rénover Notre-Dame. Alors qu'on le croyait fondu, le coq a finalement été retrouvé. 

Près de 600 pompiers ont été mobilisés pour éteindre l'incendie. Neuf heures ont été nécessaires pour éteindre le feu mais des vulnérabilités ont été identifiées sur la structure de l'édifice, deux pignons risquant toujours de s'effondrer.

Les cloches à l'unisson mercredi

Les cloches des cathédrales de la centaine de diocèses en France sonneront toutes mercredi à 18H50, après l'incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris dans la nuit de lundi à mardi. Toutes les cloches des cathédrales de France ont sonné mercredi à 18H50, «heure du début de l'incendie à Notre-Dame», en «solidarité avec le diocèse de Paris».

«NOUS REBÂTIRONS NOTRE-DAME», assure EMMANUEL MACRON

Le président avait reporté son allocution télévisée prévue lundi soir et s'était rendu sur place.

Le chef de l'Etat avait salué l'action des pompiers et fait état de sa vive émotion. «Ce qui s'est passé est un terrible drame (...). Mais le pire a été évité, la façade et les deux tours ont été préservées. Les pompiers devront encore lutter longtemps avant de pouvoir éteindre le feu (...). Nous rebâtirons Notre-Dame».

Interrogé par l'AFP, Stéphane Bern a estimé qu'il faudra «dix à vingt ans minimum» pour la restauration complète. «Cette fois, ce n'est pas l'argent qui va manquer, mais tout va prendre du temps, il va falloir faire un état des lieux de la charpente, des rosaces, de la voûte, étudier comment stabiliser et sécuriser», a-t-il détaillé. 

émotion mondiale

L'information faisait la une des médias du monde entier et de nombreuses personnalités politiques témoignaient de leur émotion.

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