Mattel lance ce mercredi ses poupées non genrées

Le fabricant de jouets Mattel, connu pour ses célèbres Barbie, lance ce mercredi 25 septembre une nouvelle gamme de poupées dont l'ambition est de convenir aussi bien aux filles qu'aux garçons. Son nom : les «Creatable World».

Des poupées pour toutes et pour tous. Après avoir lancé des modèles de poupées Barbie en fauteuil roulant et prothèses en février dernier, Mattel franchit donc une nouvelle étape en proposant cette fois des poupées non-binaires.

Pour comprendre ce concept, il convient de définir d'abord ce qu’est la binarité. Ce terme est utilisé pour désigner le fait qu’il existe deux sexes, à savoir le sexe féminin et le sexe masculin ; et deux genres, à savoir l’homme et la femme.

Offrir d'autres modèles, sans les contraintes du genre

La non-binarité renvoie donc à une autre réalité : celle de ne se sentir ni homme ni femme. Un sondage Yougov pour L’Obs publié en mars dernier avait d'ailleurs établi que 14 % des 18-44 ans se considèrent non binaires.

Des adultes certes, mais qui ont été jeunes et qui, peut-être, auraient souhaité grandir avec des poupées dans lesquelles ils se reconnaissent et grâce auxquelles ils peuvent s'épanouir.

Cela est donc désormais possible avec les «creatable world» (littéralement «le monde à créer», en français, ndlr).

Une gamme composée de six poupées neutres (aucun élément distinctif de genre) aux couleurs de peau variées, sans oublier une vaste offre de looks (plus d'une centaine) et deux options de coiffure (cheveux courts ou longs). Chacune d'elles est vendue au prix unitaire de 39 euros. 

Concrètement, l’enfant peut ainsi choisir s’il souhaite que sa poupée porte un jean ou une jupe, une perruque ou non etc.

Encourager l'inclusion et séduire un public plus large

«Cela signifie donc qu’il y a des vêtements qui sont plus féminins, des vêtements qui sont plus masculins et que les enfants peuvent les combiner et les assembler de la façon qu’ils veulent», explique encore Kim Culmone, vice-présidente de Mattel Fashion Doll Design, citée par l’agence Reuters. 

«Parce que les jouets sont un reflet de la société, et que le monde actuel ne cesse d'encourager l'inclusion, nous avons pensé qu'il était temps de créer une gamme de personnages neutres», a-t-elle ajouté.

Une façon d'encourager une société plus inclusive, certes, et qui pourrait aussi permettre de relancer les ventes de Mattel en séduisant un public plus large. Alors que Barbie fête cette année ses 60 ans, le chiffre d’affaires du fabricant de jouets avait en effet chuté de 11 % en 2017, avant de limiter ses pertes l'année suivante.

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