Notre-Dame : la pollution au plomb au coeur des préoccupations des élus parisiens

En plus des écoles, les espaces verts pourraient être touchés selon les élus parisiens. En plus des écoles, les espaces verts pourraient être touchés selon les élus parisiens.[© Martin BUREAU / AFP]

Alors que le conseil de Paris doit s'ouvrir ce mardi 1er octobre, la majorité des groupes politiques prévoit de s'en prendre au manque de transparence de la municipalité concernant la gestion de la pollution au plomb après l'incendie de Notre-Dame.

«Face aux légitimes inquiétudes des Parisiens, la ville doit faire preuve de responsabilités et rendre public en temps réel l’ensemble des mesures de plomb réalisées avant et après l’incendie», a ainsi communiqué Pierre-Yves Bournazel, le président du groupe 100 % Paris, qui demande également qu'un dépistage de plombémie soit «élargi à tous les Parisiens vulnérables».

Vers une cartographie de la pollution ?

Même son de cloche chez Danielle Simonnet, qui appelle à ce que «tous les résutats d'analyses concernant la pollution au plomb soient rendus publics». Plusieurs groupes – parmi lesquels 100 % Paris et le Parti de Gauche – ont également déposé le voeu qu'une cartographie précise de la pollution au plomb actualisée à intervalle régulier soit établie, associée pour Pierre-Yves Bournazel «à des prélèvements trimestriels dans les crèches, écoles et aires de jeux».

Inquiet pour les établissements scolaires de la capitale, ce dernier avait d'ailleurs écrit deux courriers laissés sans réponse à Anne Hidalgo, la maire de Paris, exigeant le lancement d'une «étude épidémiologique indépendante».

Enfin, dans une démarche de transparence, les Républicains et indépendants (LRI) réclament quant à eux «la mise en place d'un comité de pilotage du plan d'action de la ville impliquant les maires d'arrondissement et les représentants des groupes politiques».

Pour Eric Azière, le président du groupe UDI-Modem, le problème concerne surtout les espaces verts, alors que les feuilles mortes du jardin du Luxebourg seraient largement, selon lui, contaminées et qu'elles seraient, «en attendant d'en savoir plus», entreposées dans des cages de cet espace vert appartenant au Sénat. Car la question de la pollution des espaces verts est réelle selon les élus, qui attendent tous que la mairie s'engage à ce sujet.

Lors d'une interview au début du mois de septembre, Anne Hidalgo rappelait d'ailleurs que la capitale a depuis longtemps un problème de pollution au plomb dans les sols. Avant même Notre-Dame, «de petites parcelles de pelouses d'une dizaine de parcs et jardins affichaient des taux supérieurs à ce qu’on devrait avoir. En fait, la terre a été transportée il y a soixante ans en provenance des plaines d’Archères et était polluée».

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