Le «héros de l'attentat de Nice» a tenté de se suicider, le Raid l'a mis en sécurité

Franck ne s'est jamais totalement remis de l'attentat de Nice. [Photo d'illustration / LUCAS BARIOULET / AFP].

Les agents du Raid, les policiers d'élite de la police nationale, sont intervenus ce jeudi 10 octobre à Nice (Alpes-Maritimes) pour gérer une tentative de suicide. Il a été confirmé que la personne ayant tenté de mettre fin à ses jours est Franck, le «héros du 14 juillet». Le Raid l'a mis en sécurité.

L'homme, appelé également le «héros au scooter», avait suscité une admiration nationale pour avoir tenté d’arrêter avec son deux-roues le terroriste lancé avec son camion dans la foule rassemblée sur la promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016.

Le maire de la ville, Christian Estrosi, qui a confirmé l'information à France 3 Provence, a précisé que Franck était depuis quelques jours «en détresse psychologique».

«Le contact avec lui a d'abord été difficile», a précisé l'édile venu sur place avec le préfet. Mais finalement, les deux hommes ont réussi à le raisonner, avant que les secours ne le prennent en charge et le transportent vers l'hôpital Pasteur en début d'après-midi.

Franck, un père de famille sans histoires avant l'attentat, avait été décoré de la Légion d’honneur un an après le drame, le 14 juillet 2017 pour sa bravoure.

Franck ne s'est jamais remis de cette nuit d'horreur

«J’ai en tête les images des corps qui volaient de partout. J’ai tout de suite compris, racontait-il juste après l’attaque à Nice-Matin. J’ai alors décidé d’accélérer. Ma femme, derrière moi, me tirait le bras et me demandait où j’allais. Je me suis arrêté. Je lui ai dit : 'Dégage !' Et j’ai accéléré à fond.» 

Mais de l'aveu même de Christian Estrosi, Franck ne s'est jamais remis de cette nuit d'horreur. «Il porte le poids de la culpabilité car il estime ne pas avoir sauvé assez de vies le soir du drame», résume-t-il.

«Aujourd’hui, on mesure que c’est sans doute une victime non comptabilisée et peut-être l’une des plus importantes victimes survivantes, tant le traumatisme qui est en lui a pris, au fil du temps, de l’importance», conclut le responsable politique.

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