Sécurité des femmes à Paris : Griveaux promet «des forces de sécurité» dans les transports

[© Philippe LOPEZ / AFP]

Benjamin Griveaux, poulain de LREM à la mairie de Paris, mettra en place s'il est élu des «forces de sécurité dans un wagon par rame» de métro et de RER, pour assurer la sûreté des voyageuses, a-t-il annoncé dans un communiqué samedi.

«Des policiers municipaux viendront en soutien de la sûreté RATP pour assurer une présence systématique dans un wagon par rame, toutes les nuits, de 22h jusqu'à la fermeture», a assuré le candidat investi en juillet par LREM pour les municipales de mars 2020, convaincu que «la sécurité dans les transports, et notamment le métro, est également le combat du maire».

En accord avec la région Ile-de-France, la RATP et la SNCF, l'ancien porte-parole du gouvernement souhaite mettre en place «des voitures 'sanctuaires', accessibles à tous sans distinction de sexe» et qui seront également dotées de «dispositifs de sécurité comme des boutons d'alerte et des caméras», poursuit le candidat. L'objectif: «faire en sorte que les femmes se sentent en sécurité à Paris dans l'espace public.»

Pour rappel, aujourd'hui les rames de métro de dernière génération n'ont plus de voitures séparées, sans compter qu'elles disposent toutes de caméras de surveillance et d'un interphone pour alerter le poste de commande, lui a rappelé un internaute.

Sur fond de marche contre les violences faites aux femmes

Le candidat à la mairie de Paris souhaite également que la Ville de Paris récupère «la compétence d'hébergement d'urgence» et mette «à disposition des appartements dans le diffus (...) à Paris ou en dehors» pour les femmes victimes de violence et qui auraient besoin d'une mise à l'abri. «Elles pourront y rester 3 mois, 6 mois, un an s'il le faut, le temps de se reconstruire, de récupérer», selon lui.

Autant d'annonces qui surviennent le jour d'une manifestation nationale contre les violences sexistes et sexuelles faites aux femmes. Celle-ci a rassemblé 49.000 manifestants à Paris selon un décompte du cabinet Occurrence réalisé pour plusieurs médias, et 100.000 selon le collectif féministe #NousToutes.

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