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Coronavirus : les municipales encore reportées de plusieurs mois ?

Le scrutin pourrait se tenir finalement en octobre. [© Christophe ARCHAMBAULT / AFP]

Déjà décalées une première fois à fin juin en raison du coronavirus, les élections municipales à l'origine prévues en mars pourraient finalement se tenir en octobre.

Emmanuel Macron s'est en effet entretenu jeudi 2 avril de cette idée avec Gérard Larcher, le président du Sénat, et Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, selon Le Figaro, alors que le Président de la République aurait aussi évoqué ce sujet la veille en conseil des ministres. Idem pour le Premier ministre Edouard Philippe avec les responsables des groupes politiques.

«Rien n'est décidé pour l'instant», indique toutefois à CNews un conseiller de l'Elysée, selon qui un éventuel report dépendra avant tout de «la situation sanitaire». La décision finale sera sans doute prise dans le courant du mois de mai, à l'issue de la remise du rapport du Conseil scientifique sur le sujet.

Les deux tours à refaire ?

L'hypothèse d'un ajournement a déjà été anticipée par la commission mixte paritaire, lors de la réunion le 22 mars sur le projet de loi d'urgence face au Covid-19 : «nous espérons que le second tour pourra se dérouler en juin prochain, même si nous n'avons aucune certitude à ce stade. Et si, effectivement, il apparaît en mai que la situation sanitaire ne le permet pas, il conviendra que le Parlement se ressaisisse de la question en organisant de nouvelles élections municipales dans les communes concernées».

Or, dans le cas où le second tour de l'élection ne pourrait pas se tenir avant l'été, selon le Conseil d'Etat, il conviendra de «reprendre l'ensemble des opérations électorales dans les communes où les conseils municipaux sont incomplets»». C'est-à-dire, là où un maire n'a pas été élu au premier tour le 15 mars, il faudra réorganiser totalement les deux tours.

S'il s'annonce complexe sur le plan logistique, un tel report pourrait néanmoins permettre d'éviter la tenue de l'élection fin juin, possiblement à la sortie ou peu après la fin du confinement. Et donc une nouvelle polémique à l'image de celle sur l'organisation du premier tour, la veille de l'annonce de la mise en place du confinement.

François Bayrou, très proche d'Emmanuel Macron, a d'ailleurs répété lundi 1er avril que le président de la République «était acquis à cette idée» de reporter le premier tour du 15 mars mais que «toutes les organisations politiques de l'opposition» y étaient opposé, prétextant «une atteinte à la démocratie».

Pourtant, Edouard Philippe avait souligné le 17 mars, que la décision de maintenir le scrutin avait été «fondée sur des motifs scientifiques» et qu'elle était «parfaitement assumée».

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