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Le confinement pourrait-il s'étendre au-delà du 11 mai ?

La vie des Français est suspendue à la volonté du coronavirus. [LIONEL BONAVENTURE / AFP].

A peine Edouard Philippe a-t-il dévoilé, mardi 28 avril, le très attendu plan de déconfinement du pays, que les Français trépignent déjà de ressortir de chez eux le 11 mai prochain. Mais cette date est-elle réellement acquise ? Pas si sûr, car il ne tient surtout qu'à eux qu'elle le soit, a prévenu le Premier ministre.

A l'Assemblée nationale, face aux quelques députés présents, confinement oblige, le chef du gouvernement s'est en effet montré très clair en appelant les Français à ne pas se relâcher.

«Si les indicateurs ne sont pas au rendez-vous, nous ne déconfinerons pas le 11 mai», a-t-il ainsi mis en garde en exhortant la population à continuer de respecter le confinement jusqu'au bout.

La date du jeudi 7 mai aura en ce sens valeur de test puisque c'est à cette échéance que le déconfinement, s'il est donc bien confirmé, sera mis en œuvre sur la base de statistiques établies territoire par territoire pour justement définir le degré de déconfinement.

DE LA NÉCESSITÉ DE RESPECTER LES RÈGLES

Pour mémoire, lors de son allocution à la nation, le 13 avril dernier, Emmanuel Macron avait lui aussi émis quelques réserves en annonçant la date du 11 mai sous conditions.

«Le lundi 11 mai ne sera possible que si nous continuons d'être civiques, responsables, de respecter les règles et que si la propagation du virus a effectivement continué à ralentir», avait ainsi déjà averti le chef de l'Etat.

Le nombre de patients hospitalisés ou admis en réanimation pour une infection à coronavirus poursuivant sa baisse, on dénombrait, lundi 27 avril, 162 personnes de moins admises à l'hôpital par rapport à la veille (pour un total de 28.055 malades du Covid-19 hospitalisés en France), la date du 11 mai est en théorie atteignable, si les règles continuent d'être respectées.

Le risque d'un reconfinement davantage plausible

Mais, par la suite, si un relâchement est là aussi observé, le risque d'un «reconfinement» ne peut non plus être exclu. C'est même un danger sérieux que tous les épidémiologistes considèrent avec gravité, parce que, quelles que soient leurs simulations, il paraît impossible d'échapper à un rebond des contaminations.

Encore une fois, seuls le respect des mesures mises en place et l'assiduité à respecter les gestes barrières ainsi que la distanciation physique, permettront d'en limiter l'ampleur, même si, dans tous les cas, il paraît difficile de savoir exactement lorsque ce rebond se produira.

Juin, mois de tous les dangers ?

Un rapide calcul tout de même : puisque l'on sait que la durée d'incubation du SARS-CoV-2, ou nouveau coronavirus, est en moyenne de cinq jours - avec une durée maximale de douze à quatorze jours - un relâchement des comportements dès la semaine du 11 au 17 mai, pourrait donc très bien déjà se ressentir au début du mois de juin.

Enfin, et avant même de présenter son plan de déconfinement ce mardi 28 avril, le gouvernement avait déjà admis que la possibilité d’un reconfinement était dans les esprits de l'exécutif.

«Cela fait partie des hypothèses, notamment si des clusters se développent dans certains territoires », avait ainsi indiqué la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye.

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