Dans les transports, les commerces ou à l’école, les précautions se lèvent, mais la prudence est encore de mise.
Le retour à une vie normale ? Depuis un mois, les rues, les transports en commun, les commerces et les écoles se sont remplis à nouveau. Mais, mesures sanitaires obligent, il y a encore du chemin à parcourir.
Dans ce contexte tendu, et alors qu’un Conseil de défense est organisé aujourd’hui à l’Elysée, Emmanuel Macron prendra la parole dimanche à la télévision. Deux mois après s’être adressé directement aux Français pour la dernière fois.
L’occasion de faire un premier bilan, a priori positif, de la crise et d’aborder ce qui va suivre, à une semaine de la phase 3 du déconfinement. Ses paroles seront écoutées avec attention, notamment par les secteurs économiques qui attendent l’allégement des restrictions.
Des voyants au vert concernant l’épidémie
L’évolution de l’épidémie sur le sol français est «favorable», selon les propos du ministre de la Santé, mercredi. En d’autres termes, le virus est clairement sur sa phase descendante, et la crainte d’une deuxième vague s’estompe. Le nombre de morts quotidien est désormais régulièrement sous la barre des 50 et la statistique des personnes en réanimation, la plus scrutée par les spécialistes, ne cesse de diminuer. Si les autorités estiment que la vigilance doit rester de mise, les indicateurs sont bons.
Une réouverture complète attendue pour les restaurants
Avec cette évolution positive de l’épidémie, les restaurateurs et gérants de bars sont sur les dents. Tous espèrent que le président allégera dès ce dimanche les règles sanitaires dans leurs commerces (elles devaient l’être initialement le 22 juin prochain).
L’Umih, principal syndicat de l’hôtellerie-restauration, regrette notamment l’ouverture actuelle des seules terrasses et la distanciation des tables, et demande la possibilité «d’utiliser toute la capacité à recevoir du public». Si rien ne change, jusqu’à 40% des établissements sont menacés, prévient la profession. Les signaux envoyés par le gouvernement laissent penser qu’ils seront entendus, pour une réouverture complète dès la semaine prochaine.
La fin de la distanciation envisagée dans les transports
Il faudra s’y faire, le port du masque dans les transports va devenir une habitude. «Jusqu’à la fin de l’épidémie», avance même Valérie Pécresse, présidente d’Ile-de-France Mobilités. En revanche, les règles de distanciation physique, martelées dans les bus, trams et métros, pourraient bien s’assouplir, voire disparaître pour la phase 3 du déconfinement, annonce-t-elle.
Du côté des TGV, dont la cote remonte en flèche avec la levée de la limite des 100 km de déplacement, la totalité des places sont désormais à la vente pour l’été (au lieu d’une sur deux). Concernant l’avion, la reprise du trafic aérien se fait progressivement et durera tout l’été.
L’industrie des loisirs prête à repartir
La reprise des transports permet d’envisager un retour des Français dans les lieux touristiques et de loisirs. Alors que de nombreuses plages ont déjà rouvert, même pour le farniente, d’autres vont suivre tout le mois. Les musées devraient faire de même, surtout à partir du 22 juin. Cette date marquera également le retour des des films dans les salles de cinéma.
Les parcs d’attractions n’ont, pour certains, pas attendu, avec la réouverture du Puy du Fou hier, tandis que le parc Astérix le fera lundi et que Disneyland devrait suivre, mais sans date précise pour l’instant.
Davantage d’enfants accueillis dans les écoles
Depuis le déconfinement, l’organisation n’a pas toujours été simple dans les établissements scolaires. Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, souhaite désormais un allégement des mesures sanitaires pour accueillir plus d’enfants, même s’il ne reste que quelques jours de classe.
La règle des 15 élèves maximum par classe est notamment ciblée. Les enseignants, s’ils se trouvent à plus d’un mètre des élèves (lorsqu’ils ont au tableau, par exemple), pourraient également avoir le droit d’enlever leur masque. L’objectif : essayer de retrouver un peu de normalité, après une année scolaire qui a, de toute façon, été complètement chamboulée.
