Une décision radicale. Le maire de Boncourt, dans le Jura suisse, souhaite pouvoir fermer la frontière que partage la commune avec la France chaque nuit, afin de se protéger de nombreux cambriolages.
Alors qu’une première demande avait été refusée par le canton en novembre dernier, arguant les accords de Schengen et le besoin des frontaliers de pouvoir se rendre dans les entreprises ou hôpitaux suisses où ils travaillent, une seconde s’apprête à être formulée.
En effet, alors que les cambriolages avaient diminué pendant le confinement, ils ont été multipliés par cinq entre juin et juillet dans le canton, rapporte L’Est républicain. Et les habitations de Boncourt sont particulièrement visées. Le maire souhaite donc que la douane empêche les véhicules venant de France de pouvoir entrer puis sortir à leur guise du village (qui est voisin avec six communes françaises du Territoire de Belfort), en ne laissant qu’un seul point de passage, facilement contrôlable.
Les enquêteurs pensent plutôt à des bandes des pays de l'Est
Reste à savoir si le gouvernement cantonal accédera cette fois à la requête du maire de Boncourt, qui pourrait, même en cas de nouveau refus, avoir néanmoins la possibilité de fermer ses voies communales et bloquer ainsi certains points d’accès à son territoire.
De leur côté, les enquêteurs suisses estiment que ces vols ne sont pas à mettre principalement au crédit de coupables locaux. Ils expliquent que ce type de méfait, où les délinquants passent puis repassent la frontière, a surtout été le mode de fonctionnement de bandes originaires des pays de l’Est, ces dernières années. Des bandes qui n’ont d’ailleurs pas pu circuler pendant le confinement.
![De l'arrestation à la garde à vue, les choses ne se sont pas passées comme prévues.[Damien MEYER / AFP]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/000_1tq59s_5f37e90fc0ede.jpg?itok=w6ZjoZhz)