Les élèves et les parents parisiens se préparent à une rentrée particulière ce mardi 1er septembre, la capitale étant placée en zone de circulation active du coronavirus. La mairie a présenté son dispositif pour les crèches, écoles et collèges.
L'objectif principal est «d'accueillir tous les enfants à partir de mardi», a souligné Patrick Bloche, l'adjoint à la maire de Paris en charge de l'éducation, en conférence de presse.
Principale nouveauté : le port du masque obligatoire pour les collégiens et lycéens. Ce sera le cas y compris pendant la récréation et à la cantine pendant leurs déplacements, mais pas pendant la pratique physique. L'ensemble du personnel sera aussi masqué.
Des masques gratuits pour les collégiens
Pour pallier cette nouvelle dépense, la mairie de Paris a décidé de fournir des masques lavables à tous les collégiens de la capitale «dès cette semaine», s'est engagé Patrick Bloche. Ayant également le statut de département, Paris est en effet en charge de la gestion des collèges.
#rentreescolaire2020 Tous les élèves seront accueillis avec:
— Patrick BLOCHE (@pbloche) August 27, 2020
port de masques par les personnels et les collégiens fournis par la Ville de @Paris
respect des #gestesbarrieres, lavage régulier des mains, distanciation physique, nettoyage fréquent des locaux, brassage minimal. pic.twitter.com/kHKrmKd3ra
Les autres consignes resteront globalement similaires à celles en vigueur au moment du déconfinement : «lavage régulier des mains, gestes barrières, respect au maximum de la distanciation physique, et souci d'éviter au maximum le brassage des élèves pendant les récréations et au moment de la restauration scolaire», a rappelé l'adjoint.
Dans les crèches, l'accueil ne se fera plus avant 8h. Et les familles devront à nouveau déposer et venir chercher leurs enfants à des horaires bien précis, pour limiter au maximum les contacts.
Des cours dans des équipements publics ?
Comme précédemment, dès qu'un cas de coronavirus sera détecté dans une école, adulte ou enfant, «tout le monde sera mis en quatorzaine et testé. Donc on sera amené, si des cas étaient révélés et des clusters se formaient, à fermer des classes ou des écoles», admet Patrick Bloche.
Et si la situation sanitaire se dégrade, les autorités parisiennes ont anticipé et recensé «les équipements publics (bibliothèques, gymnases...) situés à proximité des écoles». Des élèves pourraient ainsi y être accueillis, afin de «constituer des groupes plus restreints», a précisé l'adjoint.
De plus, la ville se dit prête à «embaucher des animateur vacataires pour encadrer les enfants, si besoin».
Plus largement, pour favoriser la distanciation sociale - et améliorer la qualité de l'air -, les abords de 80 établissements sont en train d'être piétonnisés. Les aménagements (plots, barrières, marquage au sol) sont censés être en place d'ici à la fin septembre, selon l'adjoint à l'espace public, David Belliard.
En outre, le débitumage des cours d'écoles s'est poursuivi cet été. Ainsi, 14 nouveaux établissements s'ajoutent aux 31 qui bénéficiaient déjà d'une «cour oasis». Le but de la mairie est de «créer des îlots de fraîcheur, en remplaçant le bitume soit par un revêtement qui absorbe la chaleur et les eaux de pluie, soit par des espaces végétalisés avec la possibilité d'y aménager des jardins pédagogiques», explique Patrick Bloche au Parisien.
De nouvelles restrictions à l'étude
Dans une interview au JDD ce dimanche 30 août, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, n'exclut pas un prochain durcissement du protocole dans les zones où le coronavirus est très actif, en particulier la région parisienne.
Les fermetures de classes ou d'établissements s'annonçant nombreuses, le ministère se dit «prêt» à mettre de nouveau en place un enseignement en partie à distance.
![Des établissements sont concernés à travers toute la capitale, comme l'école élémentaire Cavé, dans le 18e. [© Mairie de Paris]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/ecole_pieton_1_5f4530ed83bc1_0.jpg?itok=xTN6c_0d)