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Essonne : un maire autorise tous les commerces à ouvrir malgré le confinement

Lors du 2e confinement, le maire avait pris la même décision, soutenant les commerçants face aux forces de l'ordre. Lors du 2e confinement, le maire avait pris la même décision, soutenant les commerçants face aux forces de l'ordre. [GEOFFROY VAN DER HASSELT / POOL / AFP]

Le maire de Yerres, dans l’Essonne, a pris un arrêté autorisant tous les commerces de proximité de sa commune à rester ouverts, et ce malgré le confinement qui entre en vigueur ce samedi.

Olivier Clodong n’en est pas à son coup d’essai. Il y a six mois déjà, pour le deuxième confinement, l’édile avait déposé le même arrêté. Mais les forces de l’ordre étaient intervenues chez les commerçants qui avaient bravé la décision gouvernementale.

L’élu a justifié cette décision à ActuEssonne : «Comme à l’automne dernier, je ne comprends pas la logique de cette mesure ni ce qui sépare les commerces essentiels et non essentiels.» Le maire de Yerres dénonce ainsi ce qui lui paraît comme une inégalité de traitement entre les différents types de commerces : «En quoi y aurait-il plus de risques sanitaires à faire ses achats chez un marchand de chaussures, un fleuriste, un institut de beauté qui doivent fermer que dans une boulangerie, une librairie ou chez le coiffeur qui eux, peuvent rester ouverts ? On détruit ce qui fait le lien social dans les villes avec une mesure qui ne présente aucun intérêt sanitaire.»

Le risque de l’amende

Une prise de position immédiatement saluée par l’ancien maire de la ville, qui n’est autre que le député et président de Debout la France Nicolas Dupont-Aignan. Le parlementaire incite d’autres élus municipaux à prendre la même décision que son successeur Olivier Clodong.

A noter toutefois que depuis l’annonce de l’arrêté du maire de Yerres, les cordonniers, fleuristes, jardineries ou encore chocolateries ont obtenu l’autorisation d’ouvrir pendant la période de confinement qui durera au minimum quatre semaines. Pour les autres, toute ouverture sans autorisation résultera d’une amende de 135 euros, majorée en cas de récidive.

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