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Paris : que risquent les restaurateurs qui ne démontent pas leur terrasse estivale ?

Certains restaurateurs ont déboursé plusieurs milliers d'euros pour installer une terrasse «aux normes», et sont aujourd'hui réticents à la démonter. Mais depuis ce 1er novembre, toutes les terrasses estivales devront être démontées. Faute de quoi les amendes pourraient commencer à pleuvoir.

«Il n'y aura pas de tolérance» à partir de lundi, a prévenu Olivia Polski, l'adjointe à la mairie de Paris chargée du commerce et de l'artisanat, qui a évoqué des amendes de 500 euros, qui pourraient aller jusqu'à 15.000 euros, voire jusqu'à la fermeture administrative de l'établissement en cas de refus. «On va faire progressivement, d'abord on dresse les amendes, et ensuite il y aura des démontages par la ville», avait annoncé l'élue.

Une injection qui concerne quelque 8.000 terrasses (7.993 demandes d'autorisation de terrasses estivales ou de contre-terrasses annuelles sur stationnement ont été déposées auprès de la Mairie de Paris au 31 octobre 2021) auxquelles s'ajoutent environ 4.000 autres installées directement sur le trottoir, sur une placette et autres espace public laissé libre au lendemain du confinement.

Le flou autour des terrasses annuelles

Et si la majorité des gérants de bars et restaurateurs concernés ont bien l'intention de démonter leur terrasse estivale, pour pouvoir la ressortir au 1er avril prochain, certains sont en fait toujours en attente de réponse de la part de la Mairie de Paris pour des demandes de terrasse annuelle. Leur dossier étant toujours en cours d'instruction dans les services de la Ville.

C'est le cas d'Alain Fontaine, propriétaire et chef du Mesturet Bistro (2e), qui a déposé une demande de terrasse annuelle pour son établissement, à laquelle il n'a toujours pas reçu de réponse officielle. Sauf qu'en attendant ce précieux sésame la municipalité parisienne lui a demandé de démonter sa terrasse. Ce qu'il refuse. «Je ne peux pas faire de la menuiserie tous les deux matins», explique-t-il, soulignant que son installation lui avait déjà coûté 15.000 euros.

Pour Frank Delvau, le président de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) Ile-de-France, ceux qui ne respectent pas la demande «ont tort». «Il faut que ces gens-là se souviennent qu'ils n'avaient pas de terrasse avant», rappelle celui qui a participé avec la Mairie de Paris à l'élaboration du règlement encadrant les terrasses estivales.

Et de souligner que ceux qui le souhaitent peuvent demander la pérennisation de leur terrasse à l'année, à la condition que celle-ci se trouve sur une place de stationnement classique. Des terrasses qui au pire des cas «vont revenir au mois d'avril 2022», argumente-t-il, appelant à travailler en bonne intelligence avec la Ville «pour qu'on ait de belles terrasses à Paris». 

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