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Réforme des retraites : «le blocage est l’inverse du dialogue», estime Olivier Véran

Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a affirmé que la porte de l'exécutif était toujours ouverte pour le dialogue avec les syndicats Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a affirmé que la porte de l'exécutif était toujours ouverte pour le dialogue avec les syndicats [LUDOVIC MARIN / AFP]

Au lendemain de la grande mobilisation contre la réforme des retraites, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a déclaré ce mercredi lors d’un point presse que «le blocage est l’inverse du dialogue».

Dialogue ou blocage ? À l’issue de la large mobilisation du mardi 7 mars, contre la réforme des retraites, l’intersyndicale a demandé à être reçue «en urgence» par le président de la République, estimant qu’elle n'avait reçu aucune réponse de la part du gouvernement. L’Élysée avait alors répondu que sa porte était «toujours ouverte».

Ce mercredi mardi, le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a une nouvelle fois affirmé, sur RTL, que la porte de l'exécutif «plus qu'ouverte» aux syndicats. Plus tard dans la journée, il a estimé lors d’un point presse que «le blocage est l’inverse du dialogue», et a condamné les «violences» qui ont éclaté dans les cortèges mardi 7 mars, ainsi que les «coupures volontaires» de courant. En effet, certains grévistes ont procédé à des coupures sauvages hier à Annonay, en Ardèche, fief du ministre du travail Olivier Dussopt, et dans d’autres villes de France.

«Et nous condamnons les discours qui appellent à mettre notre économie à genoux parce que ces discours-là sont irresponsables, parce que la seule chose que nous voulons mettre à genoux, c'est le chômage», a ajouté Olivier Véran.

De nouvelles journées de grève à venir

Ce mercredi matin, les expéditions de carburant étaient toujours bloquées à la sortie des raffineries françaises, à l'appel de la CGT. Une situation qui pourrait mener à des pénuries de carburants. Par ailleurs, une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites est déjà prévue samedi 11 mars, et une seconde le jour où Sénat et Assemblée nationale tenteront de se mettre d'accord sur le texte en commission mixte paritaire, autour du 15 mars. 

Si l'exécutif affirme que sa porte est toujours ouverte, aucun rendez-vous n'a été proposé aux syndicats avec la Première ministre Élisabeth Borne ou avec le ministre du Travail Olivier Dussopt. Olivier Véran a par ailleurs souligné après le Conseil des ministres qu'Emmanuel Macron avait déjà reçu les syndicats en juin dernier, soit bien avant les concertations sur la réforme. 

«Le président de la République respecte les institutions et aujourd'hui c'est le temps parlementaire qui a cours», a-t-il martelé à plusieurs reprises. 

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