Invitée de la Matinale de CNEWS, la déléguée nationale du syndicat Unité SGP, Linda Kebbab, est revenue sur la 10e journée de mobilisation contre la réforme des retraites. Elle estime que «le maintien de l’ordre, c’est l’acceptation d’un certain désordre».
Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites est organisée ce mardi 28 mars, Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat Unité SGP, est revenue dans la Matinale de CNEWS de ce mardi 28 mars sur la montée de la violence lors des dernières mobilisations notamment à Rennes, à Paris ou encore à Sainte-Soline (Deux-Sèvres).
«Le maintien de l’ordre, c’est l’acceptation d’un certain désordre. C’est l’acceptation d’avoir quelques abribus, d'avoir quelques vitrines malheureusement, d'avoir quelques poubelles qui brûlent, voire même d'avoir quelques policiers secoués comme les CRS, les gendarmes mobiles et les compagnies d’intervention à Paris», a-t-elle dit.
«Tout cela est accepté dans le schéma du maintien de l’ordre français. On n’est plus dans du maintien de l’ordre. On est plutôt sur la tentative de rétablissement de l’ordre, dans l’émeute et dans la violence urbaine. En réalité, c’est un petit peu de la guérilla (…) On est obligé de s’adapter au contexte», a-t-elle ajouté.
Bien que 13.000 policiers et gendarmes, dont 5.000 à Paris, seront mobilisés durant cette 10e journée de mobilisation contre la réforme des retraites, Linda Kebbab a affirmé que «même s’il y a eu des formations express, notamment à l’occasion du mouvement des gilets jaunes, le maintien de l’ordre et la gestion de la foule sont des métiers».
«On ne peut pas s’estimer capable de gérer de la foule du jour au lendemain. Ce sont des choses que nous avons critiquées il y a quelques années quand on mettait en première ligne des effectifs qui avaient l’habitude de faire de la lutte contre la délinquance et la criminalité (…) On mettait en difficulté nos collègues», a précisé Linda Kebbab.
«On ne retrouve pas ce problème avec l’actuel préfet de police. Néanmoins, les lieux qui sont susceptibles d’être embrasés sont des lieux où est installée l’ultra-gauche. Cette dernière est professionnelle dans la casse et c’est sa manière d’agir face aux forces de l’ordre qu’il va falloir surveiller», a-t-elle conclu.
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