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«Ce ne sont pas aux élèves de faire la loi» : le bouleversant témoignage d'Aurélie, mère d'Amandine harcelée au collège

Après avoir subi le harcèlement de ses camarades, la jeune Amandine, 14 ans, se trouve dans l'impossibilité de changer d'établissement, le rectorat ayant expliqué que son cas n'était «pas prioritaire». Dans l’Heure des Pros, sur CNEWS, sa maman a estimé qu’«à l'école, on n'est pas là pour se cacher dans les toilettes» et que «ce ne sont pas aux élèves de faire la loi».

Scolarisée en Gironde, Amandine, 14 ans, subit du harcèlement scolaire de la part des autres collégiens. Alors qu’elle reçoit un flot d’insultes sur les réseaux sociaux mais également à l’école, le rectorat a jugé que son cas n’était «pas prioritaire».

Dans l’Heure des Pros de ce jeudi 27 juillet sur CNEWS, sa mère Aurélie a invité le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, à être «extrêmement sensibilisé concernant le bien-être des élèves en classe parce que c’est vraiment terrible. C’est de pire en pire. On se rend compte, en en discutant autour de nous, qu’énormément d’enfants subissent ce type de harcèlement».

«À l’école, on doit y être bien. On est là pour apprendre. On n’est pas là pour se cacher dans les toilettes pour éviter telle ou telle personne. Ce ne sont pas aux élèves de faire la loi dans les établissements scolaires. Eux, ils sont là pour apprendre et pour s’amuser dans la cour», a dit la maman d’Amandine.

Un sujet pris à la légère

«On se rend compte que malgré le passage des associations ou des gendarmes dans les établissements scolaires pour alerter les élèves sur les risques du cyberharcèlement, ceux-ci ne prennent pas cela au sérieux. Ils prennent cela trop à la légère et ils continuent derrière», a-t-elle ajouté.

Amandine n’est pas la première victime du cyberharcèlement et du harcèlement scolaire et le nouveau ministre de l’Éducation nationale, Gabriel Attal, est attendu sur ce sujet, ce jeudi 27 juillet, lors de son déplacement à Castelnau-le-Lez, dans l’Hérault.

«Cela est parti d’un live sur Instagram»

Concernant le cas d’Amandine, la collégienne raconte que le harcèlement qu’elle subit a commencé sur Instagram. «Ma copine est venue et a commencé à me traiter de BDH (Bandeuse d’hommes : ndlr)», a-t-elle dit à CNEWS. Depuis, l’adolescente a été prise pour cible par plusieurs connaissances que ce soit à l’école, dans la rue ou encore sur les réseaux sociaux.

«Je suis partie faire les courses avec ma mère. On est venu. On m’a pris par l’épaule pour me dire "c’est toi la grosse BDH ?"», a-t-elle affirmé. En raison de ce harcèlement, Amandine a accumulé beaucoup de stress et d’angoisses malgré le suivi qui lui est dédié par une hypnothérapeute.

Aurélie a alors décidé de prendre les choses en main et de trouver un autre établissement pour sa fille. Néanmoins, après avoir trouvé le collège qui accepterait Amandine, un problème de dossier a entraîné le refus du rectorat, ce dernier jugeant son cas «pas prioritaire». 

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