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JO 2024 : SNCF, RATP, éboueurs... La facture de la paix sociale s'alourdit toujours plus

Mais les cheminots ne sont pas les seuls à exiger cette prime des JO, déjà obtenue dans plusieurs autres branches, comme la police, les éboueurs, ou encore les aguilleurs. [Dimitar DILKOFF / AFP]

À deux mois du lancement des JO, une grève est menée par les cheminots de la SNCF ce mardi 21 mai, afin d’obtenir une prime pendant le tournoi. Objectif partagé par les salariés d’aéroports, qui exigent également cette augmentation obtenue par des éboueurs, après une grève effectuée la semaine dernière.

Un contexte tendu sur tous les plans. Ce mardi 21 mai, le trafic est lourdement impacté en région parisienne sur les RER et les trains de banlieue, par une grève des cheminots SNCF. Objectif : obtenir une prime pendant la période des Jeux olympiques qui auront lieu dans deux mois. 

«On a une charge de travail conséquente avec 4.500 trains supplémentaires au mois d'août, donc toute une série de collègues ne pourront pas partir en vacances», avait rappelé le syndicat Sud-Rail à l’AFP.

Mais les cheminots ne sont pas les seuls à exiger cette prime, déjà obtenue par les éboueurs à l’issue d’une grève menée le 14 mai dernier.

Ce même mardi 21 mai, les salariés du groupe Aéroport de Paris (ADP) ont également démarré un mouvement social afin de réclamer eux aussi des compensations financières liées à la période de la compétition sportive tant attendue.

«Les 1.500 volontaires qui vont venir renforcer les effectifs ont droit à 70 euros brut par vacation travaillée, mais pas les salariés présents dans l’aéroport toute l’année, c’est inacceptable. Nous exigeons la même chose», a déclaré auprès du Parisien Daniel Bertone, secrétaire général de la CGT-ADP.

Déjà des primes dans plusieurs branches

Certains ont déjà obtenu gain de cause, à l’instar de la RATP, dont les 30.000 salariés mobilisés pendant la période olympique qui toucheront en moyenne 1.000 euros brut. Les primes pourront toutefois aller jusqu’à 2.500 euros pour certains employés comme les conducteurs

Les forces de l’ordre - policiers et gendarmes - toucheront jusqu’à 1.900 euros brut de prime, selon l’accord annoncé par Gérald Darmanin dès la fin du mois de janvier. Les éboueurs bénéficient également de la même prime.

De leur côté, infirmiers et médecins de l’AP-HP recevront une prime de 800 à 2.500 euros brut par semaine, selon leur statut.

Les syndicats se réjouissent mais déplorent «des trous dans la raquette» : «La délivrance des primes est à la discrétion des chefs de service, ce n’est pas acceptable, à l’AP-HP comme ailleurs dans la fonction publique», a déploré Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT, au Parisien.

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