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Élections européennes 2024 : «Sortir de l’Europe ne serait pas la solution», soutient Gabriel Attal

Le Premier ministre Gabriel Attal, en meeting à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), le 1er juin 2024. [© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP]

En vue des élections européennes prévues le 9 juin, le Premier ministre Gabriel Attal a appelé à un «sursaut» face à l'extrême-droite, lors du dernier grand meeting national du camp présidentiel à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

«L’Europe est mortelle, et voter pour l’extrême droite, c’est appuyer sur la gâchette». Le Premier ministre Gabriel Attal a appelé samedi au «sursaut» face à l’extrême droite, qui pourrait «bloquer tous les projets européens» au lendemain du scrutin du 9 juin, lors du dernier grand meeting national du camp présidentiel à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). 

«Nos nations doutent et l’extrême droite se nourrit de cela. Elle s’apprête à envoyer son plus gros bataillon européen au Parlement», a lancé le chef du gouvernement, alors que le Rassemblement National de Jordan Bardella caracole dans les sondages. Crédité entre 32 à 34%, le parti compte plus de 15 points d’avance sur la candidate macroniste Valérie Hayer et la tête du liste PS-Place publique Raphaël Glucksmann.

dernière ligne droite de la campagne

«Il nous faut nous mobiliser. Les sept jours qui viennent seront décisifs parce que la plupart de nos concitoyens n’ont pas encore fait leur choix», a souligné Gabriel Attal devant les militants du camp présidentiel. «L’Europe mourra si nous ne faisons rien, si nous restons chez nous comme des spectateurs passifs de la fin de l’Europe, si tous les Français attachés à ce que nous restions un grand pays préfèrent ne pas voter le 9 juin prochain. Ne pas voter le 9 juin prochain, c’est se préparer à payer la facture dès le lendemain.»

«L’extrême droite est à un niveau très élevé partout en Europe» et pourrait «disposer d’une minorité de blocage au Parlement européen, capable de bloquer tous les projets européens dans les années à venir. Ce risque-là, il n’a jamais existé dans une élection européenne à cette échelle», a-t-il martelé, avant l’intervention de la tête de liste macroniste Valérie Hayer.

«A tous les Français, voulez-vous qu’en 45 ans, le visage de la France passe de Simone Veil à Marine Le Pen ?», a lancé Gabriel Attal, avant d'ajouter : «Sortir de l’Europe ne serait pas la solution, la France ne serait pas plus forte dans une Europe plus faible.» Les candidats aux Européennes abordent ce week-end la dernière ligne droite de la campagne, avec l’objectif pour les plus à la peine de parvenir enfin à secouer «l’indifférence» des électeurs.

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