Le Rassemblement national a remporté de nombreuses circonscriptions dans le sud-est de la France, raflant même l’ensemble des sièges dans certains départements.
Si le raz-de-marée RN attendu n’a pas été national, comme l’annonçaient les sondages, il n'en a pas été de même dans le sud-est de la France. Ici, le parti présidé par Jordan Bardella a remporté de nombreuses circonscriptions dans certains départements au second tour des élections législatives.
C’est le cas notamment dans le Gard, où 100% des députés élus sont issus du Rassemblement national, soit 6 parlementaires, dont le député sortant Yoann Gillet, référent pour son groupe parlementaire lors de l’examen sur le projet de loi sur l’immigration.
Résultat identique dans les Alpes-de-Haute-Provence, dans lequel les deux parlementaires sont issus du RN. Idem dans l’Aude et dans les Pyrénées-Orientales.
Le Var, entièrement bleu marine, Montpellier divisé
A l’image du Gard, le Var sera également tout de bleu marine, couleur du Rassemblement national, exceptée la 1ere circonscription, remportée par Yannick Chenevard, représentant d’Ensemble et la majorité présidentielle.
Du côté de l’Hérault, trois circonscriptions de Montpellier ont été emportées par le Nouveau Front populaire, alors que les six autres seront occupées par le RN.
A noter également la défaite d’Emmanuelle Ménard, épouse du maire de Béziers Robert Ménard, au profit de Julien Gabarron, nouveau député.
A Marseille, le NFP sauve les meubles
Le second tour des élections législatives a également été marqué par les duels entre le Nouveau Front populaire et le Rassemblement national à Marseille.
Finalement, sur les 7 circonscriptions qui composent la cité phocéenne, quatre ont été gagnées par des députés de gauche, du Nouveau Front populaire, pour Manuel Bompard, Sébastien Delogu et Marc Pena, et un dissident, en la personne d’Hendrik Davi.
Dans les Alpes-Maritimes, six députés, sur les neuf du département siègeront dans le groupe du Rassemblement national et ses alliés. Les trois autres circonscriptions seront incarnées par des Républicains n’ayant pas souhaité suivre le président de leur parti Eric Ciotti. Reste à savoir si ces derniers rejoindront une éventuelle coalition avec le bloc centriste, ce que semble souhaiter Emmanuel Macron.
![À la suite de désistements qui se sont succédé tout au long de la semaine, le second tour a réuni 1.094 candidats en lice dans 501 circonscriptions. [©Benoit TESSIER/REUTERS]](https://static.cnews.fr/sites/default/files/styles/image_375_210/public/2024-06-27t164446z_1533479462_rc2rj8ataee2_rtrmadp_3_france-election-taille1200_668ad5f55ce60_0.jpg?itok=tXSmdZjC)