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Paris : la vitesse sur le périphérique abaissée à 50km/h en octobre, promet Anne Hidalgo

La maire de Paris est revenue sur plusieurs dossiers dans la presse. [Antonin UTZ / AFP]

À deux jours de la rentrée scolaire, la maire de Paris est largement revenue ce samedi dans la presse sur les dossiers chauds, dont l'abaissement de la vitesse sur le périphérique parisien.

La date est fixée. Alors que la réduction de la vitesse de 70km/h à 50km/h sur le boulevard périphérique est une volontée claire de la mairie de Paris, l'édile PS Anne Hidalgo a assuré ce samedi que l'abaissement se fera en octobre prochain. 

«C’est une mesure de santé publique pour les 500.000 personnes qui vivent aux abords du périphérique», a justifié Anne Hidalgo, concernant l'application de l'abaissement de la vitesse «courant octobre», dans un entretien accordé à Ouest-France

Un choix contesté

En mars dernier, le sujet avait été passé au crible alors que l'adjoint à la maire en charge des transports David Belliard avait assuré au préfet de police de Paris Laurent Nuñez que cette réduction de la vitesse se ferait «avec ou sans lui». 

Laurent Nuñez avait alors repris David Belliard lors du Conseil de Paris, lui invitant avec courtoisie à ne pas feindre une mise à l'écart de la préfecture de police dans ce domaine, puisqu'il doit émettre un avis décisif. 

«Ça ne se fera pas sans moi, parce que le périphérique fait partie des voies sur lesquelles je peux imposer un certain nombre de prescriptions, parce que ce sont des axes structurants notamment pour le bon fonctionnement des véhicules de secours», glissait-il à l'époque. 

D'autres personnalités comme la présidente de la Région Ile-de-France Valérie Pécresse ont rapidement condamné l'idée de l'abaissement de la vitesse sur l'axe routier. 

Moins de pollution, vraiment ? 

«C'est une mesure de bien commun qui a un intérêt collectif. Diminuer la vitesse maximale, c'est limiter les à-coups, les effets d'accélération et de décélération, ce qui fluidifie le trafic», expliquait en mars dernier l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge des transports David Belliard, qui appuyait surtout sur une baisse significative des émissions polluantes. 

À ce sujet, il avait été repris de volée par le délégué général de l’association 40 millions d'automobilistes Pierre Chasseray, qui maintenait que la réduction de la vitesse n'engendrerait pas de réduction des émissions polluantes, puisque rouler à maximum 50km/h sur le périphérique multiplierait les embouteillages. 

Reste que les chiffres d'AirParif transmis à CNEWS en avril dernier sont sans appel : les taux de particules fines sont bien plus élevés aux abords des axes routiers, avec en tête le périphérique parisien, que dans le centre, où la circulation des véhicules motorisés est moins dense. 

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