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«La configuration est difficile pour nous» : le coordinateur de LFI Manuel Bompard exprime ses craintes avant le deuxième tour de la législative partielle en Isère

Comme lors du premier tour, la participation s’annonce faible, rendant la mobilisation cruciale pour les deux camps. [© AFP]

Ce dimanche, le second tour de la législative partielle dans l’Isère devrait permettre l’élection du successeur de l’Insoumis Hugo Prevost. Lyes Louffok (LFI-NFP) et Camille Galliard-Minier (EPR) jettent leurs dernières forces pour débusquer les voix des électeurs. La «configuration reste difficile» pour LFI, selon son coordinateur Manuel Bompard.

Toutes les voix vont compter au second tour de la législative partielle en Isère. Quelque 500 d’entre elles avaient permis de séparer au premier tour l'Insoumis Lyes Louffok, arrivé en tête dimanche dernier après la démission, en octobre 2024, du député LFI Hugo Prevost, accusé de violences sexuelles et sexistes. Si son bon résultat à Grenoble (40,95%) lui a permis de prendre de l’avance, sa rivale d’EPR, Camille Galliard-Minier, a obtenu ses meilleures scores dans la petite dizaine de communes qui composent le reste de la première circonscription.

«La configuration est difficile pour nous, c’est vrai. C’est une circonscription historiquement à droite et c’est toujours compliqué pour nous de mobiliser notre électorat pour une partielle», a admis ce jeudi 16 janvier le coordinateur de LFI Manuel Bompard. «Mais tout reste possible dimanche», a-t-il nuancé.

L’ex-avocate au barreau de Grenoble semble bien placée pour bénéficier des reports de voix, notamment celles des candidats centriste Hervé Gerbi (7,71%) ou de la LR Nathalie Béranger (16,77%) et du ciottiste Alexandre Lacroix (11,09%), qui ont tous appelé à voter pour elle.

les reports de voix favorables à Camille Galliard-Minier

Comme lors du premier tour, la participation s’annonce faible (35,86%), rendant la mobilisation cruciale pour les deux camps. Environ 85.000 électeurs sont appelés aux urnes pour remplacer l’ex-député LFI Hugo Prevost, qui avait ravi, à l’été dernier, le siège à l’ancien ministre de la Santé Olivier Véran.

Le NFP «espère pouvoir faire la différence dimanche avec un sursaut de participation», a indiqué ce jeudi Lyes Louffok, lors d’un point presse avec Lucie Castets. Sur le terrain, depuis quelques jours, le candidat NFP a effectué un nombre significatif de visites de soutien d’élus, pour la plupart proche de LFI. La sénatrice socialiste Laurence Rossignol a fait le déplacement et les écologistes Cyrielle Chatelain et Marine Tondelier sont attendues ce vendredi 17 janvier à Grenoble.

«Nous sommes unis», a répété Lyes Louffok, rappelant avoir obtenu le soutien du Parti socialiste (PS) après le retrait en novembre d’une candidate locale, Amandine Germain. «Là où il était prédit que la gauche serait désunie à cette élection, nous avons fait la démonstration totale inverse. Aucun soutien ne manque à l’appel, aucun parti ne manque à l’appel et c’est une très grande fierté», a salué l’Insoumis.

De son côté, le leader de Place publique Raphaël Glucksmann a déclaré, la semaine passée, que son parti «ne soutenait pas cette candidature et ne donnait aucune consigne de vote, si ce n’est de ne pas voter pour l’extrême droite». En ce qui concerne Camille Gailliard-Minier, cette dernière a reçu le soutien de l’ex-Premier ministre Gabriel Attal ce jeudi, qui était déjà venu en décembre à Grenoble pour appuyer sa candidature. 

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