Des milliers de militants se rassemblent ce dimanche 19 janvier dans la capitale à l’occasion «d'une marche pour la vie» pour réclamer la fin du droit à l'avortement en France.
Un rendez-vous annuel que des milliers de défenseurs de la «dignité et la valeur de chaque vie humaine» ne comptent pas manquer. Ce dimanche 19 janvier, les militants partisans de l’association Marche pour la vie – qui organise la manifestation du même nom -, seront dans les rues de Paris pour se mobiliser contre l’Interruption volontaire de grossesse (IVG), dépénalisé en 1975 par la loi Veil et constitutionnalisé le 8 mars 2024.
Alors que la première fêtera ses cinquante ans, les Français présents ce dimanche appellent massivement à se rassembler en début d’après-midi place du Trocadéro (16e arrondissement). «Les 50 ans de la loi Veil. Cette mauvaise loi a permis d’ouvrir largement les digues de la culture de mort, et a amené depuis 1975 à l’exclusion de plus de dix millions d’enfants à naître dans notre pays», est-il ainsi écrit dans le communiqué de l’organisation.
🔴🔴 LA PROCHAINE MARCHE POUR LA VIE C'EST DEMAIN - Rendez-vous ce dimanche 19 janvier à 14h au Trocadéro !
➡️ Une Marche très spéciale pour célébrer les 50 ans de la défense de la vie humaine en France. pic.twitter.com/cc4s5FnX9o— Marche Pour La Vie (@MarchePourLaVie) January 18, 2025
Plusieurs personnalités comme l’ancien ministre Philippe de Villiers ou l’ancien député Les Républicains, Jean-Frédéric Poisson ont annoncé qu’ils participeraient à ce rendez-vous. «Ce dimanche, je participerai à la Marche pour la vie, qui devrait s’appeler la Marche pour la survie», a déclaré le premier sur l’antenne de CNEWS ce vendredi.
Projet de loi sur la fin de vie en coulisses
Interrogée sur le sujet par BFMTV, Aurore Bergé, la ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a affirmé «combattre le terme “marche pour la vie”», car «ceux qui se battent pour la vie sont ceux qui se battent pour la liberté et les droits des femmes. (...) Le combat pour la vie, c’est un combat pour que les femmes aient le droit de choisir si elles veulent ou non être mères et le moment où elles veulent l’être», a rappelé la haute fonctionnaire.
Outre leurs revendications en lien avec l’IVG, les militants de Marche pour la vie entendent donner de la voix contre «tout projet ayant pour objet de légaliser l’euthanasie et le suicide assisté». En d’autres termes, ces derniers exprimeront leur colère en lien avec le texte sur la fin de vie, que Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, souhaite voir débattu à partir du 3 février.
«Seul le développement des soins palliatifs est indispensable. L’interdit de tuer reste le fondement de notre civilisation», ont de leur côté insisté les organisateurs de la manifestation de ce dimanche.
En 2023, 243.623 IVG ont été enregistrées, soit 8.600 de plus que l'année précédente, selon une récente étude de la Direction statistique des ministères sociaux (Drees). Les femmes de 25 à 29 ans ont le plus recours à l'avortement, mais il «reste fragile», a estimé auprès de l'AFP Sarah Durocher, présidente du Planning familial.
«Il est la cible d'attaques régulières, d'opposants conservateurs très organisés», a-t-elle ajouté. Aurore Bergé, s'est quant à elle dite favorable ce vendredi sur Sud Radio à la publication d'un répertoire des professionnels pratiquant l’IVG pour faciliter l’application de la loi.