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IVG : 251.270 avortements ont été réalisés en France en 2024, soit 7.000 de plus qu’en 2023

251.270 avortements ont été réalisés en France en 2024 selon la Drees. [©Emmanuel DUNAND/AFP]

Le nombre d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) a continué d’augmenter en 2024. Au total, 251.270 avortements ont été réalisés en France, soit 7.000 de plus qu’en 2023, selon une étude de la Drees publiée jeudi 25 septembre.

Une tendance à la hausse. En 2023, 243.623 femmes avaient pratiqué un avortement, un an plus tard, elles sont 7.000 de plus à avoir eu recours à une interruption volontaire de grossesse. Cette hausse qui situe le nombre d’avortements à 251.270 a été dévoilée dans une étude publiée par la Drees, la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques.

Après la nette baisse observée entre 2020 et 2021, en lien avec la pandémie de Covid-19, le nombre d’avortements n’a donc cessé d’augmenter depuis 2022 comme le confirme les chiffres de la Drees.

En 2024, le taux de recours à l’IVG continue d'augmenter à 17,3 avortements pour 1.000 femmes âgées de 15 à 49 ans, contre 16,8 pour 1.000 en 2023. Conséquence de cette hausse : le rapport entre le nombre d’IVG et le nombre de naissances vivantes sur une année donnée augmente : «il atteint 0,38 du fait de la baisse des naissances et de la hausse du nombre d’IVG», contre 0,28 en 2016, selon la Drees.

un taux de recours deux fois plus élevé ans les DROM 

Si toutes les régions voient leurs chiffres croître, le phénomène reste plus important encore dans les Drom où le taux de recours à l'IVG est deux fois plus élevé qu’en métropole. Il varie du simple au quadruple entre les Pays de la Loire et la Guyane

En Pays de la Loire, il atteint 23,1 pour 1.000 quand en Guyane il est de 46,5 pour 1.000. Les chiffres varient également en fonction des classes d’âge. Chez les 25-29 ans, avec 29,8 IVG pour 1.000 femmes, le taux de recours à l’IVG est le plus élevé. Chez les moins de 20 ans, il est plus faible qu'il y a dix ans (5,5 pour 1.000 contre 8,7). 

La méthode la plus utilisée est la voie médicamenteuse. Autorisée depuis 2005, elle concerne 80% de l’ensemble des avortements. La récente pratique de l’avortement par les sages-femmes libérales s’est elle aussi beaucoup développée. En 2024, elles ont effectué la moitié des IVG en ville. Au total, 1.442 sages-femmes et 1.820 médecins en ont pratiqué en cabinet libéral l'an dernier. L'allongement de deux semaines (de 12 à 14) du délai légal de recours, prévu dans la loi de mars 2022, n'a concerné que 1 à 2% du total des IVG.  

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