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Affaire Benjamin Griveaux : Alexandra de Taddeo fixée sur son sort ce vendredi

Alexandra de Taddeo assure qu'elle n'était pas au courant du projet de son conjoint. [Alain JOCARD / AFP]

La Cour d’appel de Paris doit rendre sa décision ce vendredi dans l’affaire de la diffusion de vidéos à caractère sexuel de l’ancien député Benjamin Griveaux, par Alexandra de Taddeo et son compagnon Piotr Pavlenski. Elle avait écopé de six de mois de prison avec sursis en première instance.

Près de cinq ans après la diffusion, le 12 février 2020, de vidéos intimes de Benjamin Griveaux sur le site Pornopolitique, créé par son compagnon, Alexandra de Taddeo va connaître sa sanction ce vendredi. Elle avait fait appel fin 2023 de sa condamnation de six mois de prison avec sursis. Elle est accusée d’avoir piégé l’ancien député en enregistrant et en participant à la diffusion de photos et vidéos personnelles à caractère sexuel que Benjamin Griveaux lui avait adressées lors d’une brève relation entre mai et août 2018. 

Alors candidat LREM (aujourd’hui Renaissance) à la mairie de Paris, Benjamin Griveaux avait abandonné le 14 février 2020 la campagne en fustigeant des «attaques ignobles mettant en cause sa vie privée». Moins de 48 heures plus tôt, des vidéos d’un homme se masturbant avaient été publiées sur un site baptisé «Pornopolitique», dont le lien était relayé sur les réseaux sociaux. Ces vidéos avaient été adressées par Benjamin Griveaux à Alexandra de Taddeo en 2018. 

Six mois de prison ferme pour Piotr Pavlenski

Au sujet de son implication dans la diffusion des vidéos intimes de Benjamin Griveaux, elle défend n'avoir «à aucun moment voulu piéger» l'ancien député, et avoir conservé certaines vidéos «pour se protéger». Alexandra de Taddeo assure qu'elle n'était pas au courant du projet de son conjoint. L’artiste russe a de son côté écopé de six mois de prison ferme sous bracelet électronique pour la diffusion des vidéos. Il a également fait appel de la décision.

Lors d’un premier procès agité le 28 juin, le parquet avait requis ces peines, estimant que «n’importe quelle action ne peut être commise au nom de la liberté d’expression».

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