Cinq organisations syndicales ont appelé à «une grève illimitée» à partir de ce vendredi 7 février chez Lidl France, pour une revalorisation des salaires et contre un projet d’ouverture généralisée le dimanche, selon des communiqués des différents syndicats.
En Mayenne, en Bourgogne, dans les Bouches-du-Rhône ou encore dans le Morbihan, les salariés haussent le ton. La CFTC, la CGT, la CFDT, FO-FGTA et SNCDD CFE-CGC ont appelé les 46.000 employés des 1.600 magasins Lidl revendiqués mi-janvier en France à «une grève illimitée» à partir de ce vendredi.
Les syndicats demandent une «revalorisation des salaires», une «amélioration des conditions de travail» et s’opposent à un projet de généralisation de l’ouverture des magasins le dimanche, alors que seule une partie de son parc le pratique actuellement.
LIDL : L'intersyndicale (dont la CFE-CGC) appelle les salariés à une grève illimitée à partir du 7 février.
✅ revalorisation des salaires
✅ amélioration des conditions de travail
✅réduction de l'indice de performance
❌Contre l'ouverture généralisée le dimanche pic.twitter.com/ufvUUnKw7P— CFE-CGC (@CFECGC) February 5, 2025
Une réunion sur les salaires (NAO), organisée mercredi 5 février dernier s’était «soldée par un échec», précisait la CFDT dans un communiqué, regrettant une «faible augmentation générale» proposée et une «dégradation des conditions de travail». Mi-décembre, un avis du CSE central, «approuvé à l’unanimité des membres élus», faisait état d’une situation sociale «qui empire», selon un précédent communiqué signé par les syndicats de la CFTC, la CGT, la CFDT, FO-GFTA et SNCDD CFE-CGC.
«À nouveau, le CSEC constate que les salariés sont la seule variable d’ajustement de l’entreprise, ce qui entraîne systématiquement un report de la charge de travail sur ceux qui restent, détériorant davantage leurs conditions de travail», indiquait le CSE, appelant la direction à ne «pas compenser la baisse de la marge issue de la guerre des prix par la réduction de la masse salariale».
Depuis le début de la décennie 2010, l’enseigne Lidl est passée d’un modèle de «hard discount», un mode de distribution en moyenne surface à forte dominante alimentaire basé sur une pratique de prix bas, à davantage de qualité dans des magasins de format relativement réduit, avec moins de 2.000 références.