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Parti socialiste : une quinzaine de cadres appellent à un «nouveau rassemblement de la gauche», loin de LFI

Cette tribune, signée notamment par Anne Hidalgo et Carole Delga, appelle à se séparer de La France insoumise, sans pour autant citer le mouvement de Jean-Luc Mélenchon. [VALENTINE CHAPUIS / AFP]

Une quinzaine d’élus socialistes ont appelé à un «nouveau rassemblement de la gauche», notamment autour de Raphaël Glucksmann, en cas de victoire du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol au prochain congrès du PS. Un projet qui insiste sur la séparation du parti avec La France insoumise. 

Une volonté de rompre totalement avec LFI. Alors que le congrès du Parti socialiste est prévu pour mi-juin, une quinzaine de cadres PS ont co-signé dimanche une tribune, dans les colonnes de nos confrères de l'Opinion, appelant à un «nouveau rassemblement de la gauche». 

A l’initiative, Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen, candidat pour succéder à Olivier Faure à la tête du parti. 

Soutenu par la maire de Paris Anne Hidalgo, Carole Delga, présidente de la région Occitanie, ou encore Patrick Kanner, président du groupe socialiste au Sénat, celui-ci a appelé à se rapprocher de Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann.

«Un PS qui n'a pas peur de s'affirmer» 

Ces cadres socialistes ont également refusé «une union sans cohérence de fond, réduite à des accords électoraux circonstanciels» comme ce fut le cas, selon eux, avec la Nupes en 2022 ou le Nouveau Front populaire en 2024. 

Tout comme lors du précédent congrès en 2023, ils ont dénoncé «une partie de la gauche», qui «depuis le 7-Octobre notamment s’est éloignée de nos valeurs et agit comme une force répulsive de fracturation», visant La France insoumise sans jamais la nommer, à qui ils reprochent d'agir «expressément pour faire battre la gauche aux élections municipales».

«Nous refuserons toute alliance ou appel à voter pour quiconque alimente la haine antisémite, comme raciste, sexiste ou homophobe», ont-ils prévenu, défendant «un Parti socialiste qui n’a pas peur de s’affirmer» et «met toutes ses forces derrière les candidatures socialistes aux élections municipales». 

Les signataires, parmi lesquels se trouve aussi le maire de Montpellier Michael Delafossse prévoient que cette «nouvelle force politique, à laquelle pourront adhérer directement celles et ceux qui le souhaitent, se constituera à l’issue d’états généraux», et «définira le cadre et les modalités de désignation de son ou de sa candidate commune à la prochaine élection présidentielle».

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