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Plus de la moitié de la surface d'une île française ravagée par un violent incendie

Les conséquences de l'incendie sur l'île, qui a brûlé la végétation autrefois verte, sont visibles depuis l'espace. [Handout / COPERNICUS SENTINEL-2 / AFP]

Depuis le 15 janvier dernier, un feu, dont l'origine est encore inconnue, a brûlé plus de la moitié de la surface de l'île Amsterdam. Située à près de 3.000 kilomètres au sud-est de La Réunion, dans l'océan Indien, elle abrite une base occupée par une trentaine de personnes.

Les flammes se propagent toujours. Depuis près de deux mois, un incendie ravage l'île Amsterdam, un minuscule bout de terre à peine plus grand que la moitié de Paris, qui fait partie des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).

Le 15 janvier dernier, un feu de broussailles s'était déclaré près de la pointe Bénédicte, au nord de l'île, et s'était rapidement approché de la base permanente Martin-de-Viviès. 

Dès le lendemain, les 31 personnes qui l'occupaient, essentiellement des militaires et des scientifiques, ont été évacuées par bateau.

55% de la surface de l'île détruite par les flammes

Fin février, une mission de reconnaissance, composée notamment de quatre sapeurs-pompiers de La Réunion, s'est rendue sur place à bord de la frégate de surveillance «Floréal» de la Marine nationale.

«Malgré les précipitations et le passage de deux tempêtes, l'incendie n'est toujours pas totalement éteint. Une vingtaine de points chauds subsistent, notamment dans les zones de tourbières», a précisé la préfecture des TAAF dans un communiqué.

Au total, 2.578 hectares sont partis en fumée, soit 55% de la surface de l'île.

Des travaux prévus en avril prochain

«La mission d'expertise réalisée sur le site de Pointe Bénédicte n'a, à ce stade, pas permis de déterminer les causes de l'incendie», a-t-il poursuivi.

«Trois installations bâties ont brûlé» et «de nombreux chemins de câbles électriques ont été endommagés, rendant inopérant le réseau électrique de la base». Fort heureusement, cette dernière a été épargnée.

Les falaises d'Entrecasteaux, où nichent des colonies de gorfous sauteurs et d'albatros à bec jaune, n'ont pas été touchées. 

L'impact sur ces populations d'oiseaux «devrait être nul», selon la préfète des TAAF Florence Jeanblanc-Risler, qui assure que l'albatros d'Amsterdam, espèce endémique, n'a pas non plus été affecté.

En tant qu'administratrice supérieure du territoire, elle a également ordonné des travaux afin de rétablir le système de lutte contre les incendies sur la base et de son système de production d'eau potable, ainsi que la réalisation de coupe-feux complémentaires.

Les équipes des TAAF devraient effectuer «tout ou partie de ces opérations lors de la prochaine rotation du navire "Marion Dufresne", prévue au mois d'avril prochain», a précisé la préfecture.

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