Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, poursuit son combat après la condamnation de Marine Le Pen à l’inéligibilité. Dans une lettre adressée aux sympathisants du RN, il a dénoncé une «décision brutale, injuste et antidémocratique» et a appelé au soutien de celle qui était en tête des sondages pour la prochaine présidentielle.
Face à la condamnation de Marine Le Pen, Jordan Bardella reste plus que jamais à ses côtés. Dans une lettre aux sympathisants du RN, partagée ce lundi sur X, il a déploré cette décision de justice et appelé au soutien.
«Je dois vous dire la vérité : nous sommes aujourd’hui sous le choc. Sous le choc d’une décision brutale, injuste et antidémocratique. (...) Aujourd’hui, ce n’est pas seulement Marine Le Pen qui est injustement condamnée : c’est la démocratie française qui est exécutée», a écrit Jordan Bardella dans une lettre de soutien à Marine Le Pen, partagée ce lundi sur X.
Aux millions de Français sympathisants du Rassemblement National et soutiens de Marine : ne les laissons pas nous confisquer notre liberté ⤵️ pic.twitter.com/OBQSywRCNr
— Jordan Bardella (@J_Bardella) March 31, 2025
Jordan Bardella a par ailleurs estimé que cette décision de justice, en première instance, «cherche à triompher là où nos adversaires ont échoué. En interdisant à Marine Le Pen d'être candidate à l'élection présidentielle de 2027, ils tentent d'empêcher par tous les moyens son accession à l'Elysée».
«Une mobilisation populaire et pacifique»
«Nous sommes désormais dans un pays où la cheffe de l'opposition est interdite de se présenter à l'élection suprême, sous prétexte d'un simple désaccord administratif», a-t-il déploré.
Face à cela, Jordan Bardella a appelé «à une mobilisation populaire et pacifique (...). A ceux qui voudraient tourner la page de la démocratie, nous allons montrer que la volonté du peuple est la plus forte».
«Ne les laissez pas vous confisquer votre liberté. Soutenez Marine», a-t-il conclu, appelant les Français a signé une pétition pour «sauver la démocratie».
Pour rappel, Marine Le Pen a été reconnue coupable de détournement de fonds publics au titre de son activité d'eurodéputée. Le tribunal l'a condamnée à cinq ans d'inéligibilité immédiate, 100.000 euros d'amende et quatre ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis.