Le président de l’Union des droites pour la République Eric Ciotti a annoncé mardi que son groupe à l’Assemblée nationale défendra une proposition de loi visant à «supprimer l’application immédiate de l’inéligibilité». Un texte qui sera examiné lors de la niche parlementaire du groupe UDR, dont la date est déjà connue.
Le rendez-vous est coché pour Eric Ciotti. Ce mardi, sur CNEWS, puis lors des questions au gouvernement, le président de l’Union des droites pour la République (UDR) a annoncé que son groupe à l’Assemblée nationale allait déposer une proposition de loi visant à «supprimer l’application immédiate de la peine d’inéligibilité».
Eric Ciotti :«Le gouvernement des juges s’installe contre le peuple souverain» pic.twitter.com/kXzPLGOkmM
— CNEWS (@CNEWS) April 1, 2025
Une décision qui fait suite à la condamnation de Marine Le Pen ce lundi, par le tribunal correctionnel de Paris, perçue comme «une peine de mort politique» pour le député des Alpes-Maritimes, allié du Rassemblement national.
Afin que cette loi soit inscrite rapidement à l’ordre du jour de l’Assemblée, Eric Ciotti a décidé de mettre ce texte au cœur de la niche parlementaire du groupe UDR, qui se tiendra le 26 juin prochain.
Pour rappel, chaque groupe parlementaire dispose d’une journée dans l’année lui permettant de choisir les textes qui seront défendus dans l’Hémicycle. L’examen de cette loi amènera logiquement à son étude en commission des lois, où les premiers désaccords entre les députés se feront remarquer.
François Bayrou pas opposé, Xavier Bertrand remonté
Interrogé à plusieurs reprises sur la condamnation de Marine Le Pen, François Bayrou a rappelé la nécessité d’une «répartition des rôles claire» au sein de la République entre le législatif, l'exécutif et le pouvoir judiciaire, rappelant que les juges ont pris leur décision à partir d'une loi votée par le Parlement.
Reconnaissant qu'il «y a des questions à se poser», il a estimé que le sort de la proposition de loi de l'UDR dépendrait du Parlement.
Un avis qui n’est par ailleurs pas du tout partagé par Xavier Bertrand. Invité chez nos confrères de RTL ce mercredi, le président de la région des Hauts-de-France a considéré qu’il était «impensable» de faire un traitement de faveur avec «une loi d'exception pour sauver Madame Le Pen».