En investissant un chef de file pour les municipales de Paris, Place publique, le parti de Raphaël Glucksmann, espère «unir la gauche» en vue du scrutin de 2026. Une alliance qui écarterait La France insoumise.
Le parti Place publique de Raphaël Glucksmann a investi, ce lundi, pour la première fois un chef de file pour les municipales à Paris, Saïd Benmouffok, dans l'optique d'unir la gauche dès le premier tour, sans LFI.
«Il faut qu'on apporte un souffle nouveau pour que Paris reste à gauche en 2026», a déclaré à l'AFP Saïd Benmouffok, coordinateur de la section parisienne de Place publique, qui compte 1.500 adhérents sur les 11.000 au niveau national.
C'est la première fois que le parti fondé en 2018 par Raphaël Glucksmann investit un chef de file pour les municipales à Paris, afin de «prolonger la dynamique des élections européennes» qui ont placé l'eurodéputé en tête dans la capitale, a souligné Saïd Benmouffok.
«Pas d’alliance avec LFI»
Alors que l’écologiste David Belliard, tout juste investi par son parti, prône, lui, une union de toute la gauche, incluant LFI, Saïd Benmouffok n’a pas la même vision.
«Place publique va discuter avec les forces de gauche (PS, PCF, Ecologistes) pour trouver un rassemblement le plus large possible, dès le premier tour, car personne ne peut gagner Paris tout seul. Mais il n’y aura pas d’alliance avec LFI», a ajouté le professeur de philosophie de 41 ans qui fut conseiller de la maire socialiste Anne Hidalgo pendant cinq ans.
Un avis partagé notamment par les candidats à la primaire socialiste du 30 juin, Rémi Féraud, Emmanuel Grégoire et Marion Waller.
Par le biais de son projet, le chef de file de Place publique entend porter «une gauche attachée aux liens entre la justice sociale, l'écologie et la démocratie».