La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé, ce mercredi 30 avril, la peine de huit mois de prison avec sursis infligée en janvier 2024 à l’international algérien Youcef Atal pour «incitation à la haine à raison de la religion».
La fin d’un long feuilleton judiciaire. La cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé ce mercredi la peine de huit mois de prison avec sursis infligée à l’ex-défenseur de l’OGC Nice, Youcef Atal, pour «incitation à la haine à raison de la religion». Le tribunal a également confirmé l'amende de 45.000 euros.
Le 3 janvier 2024, le tribunal correctionnel de Nice avait condamné le footballeur à huit mois de prison avec sursis, 45.000 euros d'amende et la publication du jugement dans le quotidien régional Nice Matin et le journal Le Monde. Cette décision avait ensuite été mise en délibéré lors d’un procès devant la cour d’appel d’Aix-en-Provence le 2 avril dernier.
Un mois après sa condamnation, l'OGC Nice, où Youcef Atal évoluait depuis 2018, avait annoncé le départ du joueur pour le club turc d'Adana Demirspor, que celui-ci a ensuite quitté à l'été 2024 pour celui d'Al-Sadd à Doha.
Une vidéo appelant à «un jour noir pour les juifs»
Cinq jours après l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, Youcef Atal avait partagé sur Instagram une vidéo de 35 secondes du prédicateur palestinien Mahmoud Al Hasanat évoquant le sort des enfants de Gaza sous les bombes, puis appelant à «un jour noir pour les juifs». Prévenu par l'OGC Nice du caractère polémique des propos, il avait rapidement supprimé la vidéo de son compte, avant de poster un message d'excuses.
«Ce n'est pas parce que j'envoie un message de soutien à la Palestine que je suis contre les juifs ou quoi que ce soit. L'erreur que j'ai faite, c'est que je n'ai pas regardé la vidéo jusqu'à la fin, sinon je ne l'aurais pas partagée. J'aurais dû faire plus attention», s’était défendu l‘international algérien lors de son procès.
Les avocats des six parties civiles ont estimé que le défenseur était «un faux naïf», rappelant que Mahmoud Al Hasanat s'était félicité des assassinats par des islamistes des professeurs Samuel Paty et Dominique Bernard.
«M. Atal est responsable de ce qu'il poste, il doit assumer», avait répondu la magistrate en charge du dossier avant d’infliger une peine de huit mois de prison avec sursis assortie d’une lourde amende.