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Gaza : Jean-Noël Barrot «ne s’interdit pas» un nouveau train de sanctions envers Israël

Jean-Noël Barrot est prêt à sévir contre Israël. [REUTERS/Stephanie Lecocq]

À l’occasion des questions au gouvernement de ce mardi 6 mai, le ministre des Affaires étrangères a réagi au plan de «conquête de Gaza», annoncé ce lundi par les autorités israéliennes. Jean-Noël Barrot n’a pas exclu que la France prenne de nouvelles sanctions à l’encontre d’Israël, si le pays poursuit dans cette voie.

Une intensification des tensions dans la région. Interrogé par la députée socialiste, Ayda Hadizadeh, sur la position du gouvernement face au «projet de conquête de Gaza», dévoilé ce lundi par Israël, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s’est montré très ferme.

Ainsi, il a estimé que les autorités israéliennes «ont porté une triple atteinte» avec leur projet. «D’abord une atteinte à la dignité humaine puisque chacun a le droit de pouvoir vivre dans son pays, une atteinte au droit international car toute forme de colonisation, de déplacement forcé de population, sont des violations manifestes de la Charte des Nations Unies et enfin, une atteinte à l’espoir, qui demeure et que nous voulons entretenir d’une solution politique pour cette région», a-t-il détaillé.

Une question de sécurité pour la région

Le ministre des Affaires étrangères a estimé que le plan des autorités israéliennes pour Gaza risquait de mettre un peu plus en danger «la paix et la stabilité mais aussi la sécurité» dans la région mais aussi pour Israël.

«Ce n’est pas faire offense au peuple israélien que de rappeler que les décisions que prend son gouvernement mettent en cause durablement la sécurité d’Israël car on ne construit pas de sécurité durable sur des décombres, sur des déplacements de population et sur de la colonisation», a poursuivi Jean-Noël Barrot.

«C’est pourquoi, à plusieurs reprises déjà, nous avons pris à titre national des sanctions contre les colons extrémistes et violents et qu’au niveau européen, à deux reprises, la France a été à l’origine de deux trains de sanctions», a rappelé le ministre.

«Je ne m’interdis pas de proposer à nouveau des désignations, que cela soit au niveau national ou européen, si nous devions voir la colonisation se poursuivre dans les faits en Cisjordanie comme à Gaza», a-t-il conclu. 

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